Ces affrontements ont éclaté depuis mardi dernier dans le village de Bambo, à environ 180 kilomètres au nord de Goma, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Les habitants de cette localité se sont réfugiés à Kibirizi, à une trentaine de kilomètres, rapporte radiookapi.net
Les combats se sont poursuivis jusque vendredi. Selon le commandement de la 8e région militaire qui confirme l’information, ses troupes n’y sont pas impliquées, étant donné qu’ils se déroulent dans une zone que les FARDC ne contrôlent pas.
Des sources administratives à Kibirizi affirment de leur côté que plusieurs ménages de Bambo sont hébergés sur place dans des familles d’accueil et d’autres dans des églises et les écoles. Contactés, ces déplacés mettent en cause les éléments du CNDP ainsi que ceux du Pareco. Ces deux groupes armés s’entre accusent. Le CNDP dit être intervenu pour empêcher les combattants du Pareco de piller dans le village de Kanyamatembe, à près de 30 kilomètres de Bambo. « C’est ainsi que nous les avons pourchassés jusque très loin », a affirmé un cadre de ce mouvement. De son coté, le Pareco accuse le CNDP de ne pas respecter le cessez le feu. Selon son porte – parole, le mouvement de Laurent Nkunda continue à conquérir des espaces qui étaient sous leur contrôle. Donc, le Pareco ne fait que se défendre contre une attaque du CNDP, ajoute ce même porte-parole.
Pour l’inspecteur général des FARDC, le lieutenant général Francis Olenga, tout doit être fait pour que tous les groupes armés fassent parvenir leur acte de cessez-le-feu à leurs hommes.
Jusque là aucun bilan de ces affrontements n’est coomuniqué.







