Le maire de Bukavu a interdit mardi dernier aux services de sécurité non autorisés de prester aux postes frontaliers de cette ville pour mettre fin aux tracasseries diverses dont ils étaient accusés. Deux jours après cette mesure, ces services sont passés outre et ont repris leurs activités, rapporte radiookapi.net
Parmi ces services, celui de renseignements et de l’armée. Au lendemain de la décision du maire, des responsables de ces services ont manifesté leur mécontentement. Ils ont ainsi tenu une réunion à l’issue de laquelle ils ont décidé de poursuivre leur travail à la frontière de Ruzizi 1 Un officier de l’un de ces groupes soutient qu’ils ne peuvent sortir de là que sur ordre de la hiérarchie de la 10e région militaire. A ce propos le commandant intérimaire de la 10e région précise que les militaires affectés aux frontières ne sont concernés ni de près ni de loin dans la perception de taxes.
rnCe vendredi matin, le maire de Bukavu est repassé à la frontière pour rappeler que sa décision s’applique à tous les services non autorisés par l’ordonnance présidentielle. Cette ordonnance institue 5 services autorisés à fonctionner à la frontière : la DGM, l’Ofida, l’OCC, le service de l’hygiène et la police de frontière pour la sécurité des personnes et de leurs biens, a-t-il rappelé.
Le gouverneur de province ad intérim a réitéré son soutien au maire dans la lutte contre la présence des services de sécurité non autorisés à la frontière. Cependant, d’après le chef de l’exécutif provincial, les militaires commis à la sécurité ne sont pas totalement chassés de la frontière. Il les invite à travailler aux alentours pour ne pas gêner le mouvement des populations civiles auprès de qui certains agents de l’ordre sont accusés de percevoir des taxes illégales.








