Les ONG humanitaires d’Uvira ont repris depuis le début de ce mois leurs activités sur le tronçon routier Runingu-Katobo. Ces activités étaient suspendues depuis 3 mois, suite aux attaques dont avaient été l’objet trois ONG internationales, rapporte radiookapi.net
Comment a-t-on procédé pour en arriver à cette reprise des activités? Cette reprise fait suite à une série d’opérations de ratissage menées par l’armée nationale congolaise (FARDC). C’est notamment la 8e brigade intégrée sur le tronçon Buegera-Lemera et la 109e brigade infanterie d’Uvira sur le tronçon Runingu-Katobo. Résultat : plusieurs réseaux de malfaiteurs armés ont été démantelés. Des personnes appréhendées auraient été transférées à la 10e région militaire, d’après l’administrateur du territoire d’Uvira. Ces humanitaires intervenaient dans la réhabilitation des routes de desserte agricole, dans l’appui en médicaments, en formation et en réhabilitation de base des centres de santé ainsi que dans la sécurité alimentaire. Le Bureau de coordination des affaires humanitaires, Ocha/Sud Kivu, affirme que les dispositions sécuritaires ont été renforcées. « Les différentes autorités concernées ont été contactées pour qu’elles mettent un dispositif sécuritaire. Au courant du mois, une évaluation conjointe a été menée par Ocha et Handicap International après le déploiement de trois compagnies des FARDC sur cet axe. Et sur base de cette évaluation que les humanitaires ont dit que ce déploiement a été effectif et c’est pour cela qu’ils ont décidé de reprendre leurs activités », indique une responsable de Ocha.
Une autre mission de la FAO a été attaquée du côté de Fizi, sur le tronçon Lusuku, vers les hauts plateaux de Minembwe. Deux éléments Maï-Maï, présumés auteurs de cette attaque, avaient été appréhendés.
Pour rappel, ces ONG humanitaires avaient suspendu leurs activités en mars et avril derniers suite aux attaques successives de la part des hommes armés en cagoule au mois de mars et d’avril derniers vers Katobo. D’importantes sommes d’argent destinés à payer les cantonniers et des outils de travail avaient été emportés et certains agents de terrain molestés.








