Cette érosion est provoquée par les eaux refoulées du barrage de Mobayi . Elle évolue maintenant en éboulement et a déjà détruit plus de 180 maisons. Les sinistrés demandent à être dédommagés par l’Etat avant de quitter les lieux pour s’installer dans un autre site, rapporte radiookapi.net
La société civile a déjà entrepris plusieurs démarches auprès des autorités sur cette situation, mais aucune solution n’est trouvée jusqu’à présent. Selon les habitants des villages Kumbu et Zama, localités situées à une centaine de mètres en aval de la Centrale Hydroélectrique de Mobayi-Mbongo, cette érosion menace leurs habitations depuis que le barrage a été érigé en 1989.
Les eaux refoulées par la centrale ont commencé d’abord par ronger la rive de la rivière Ubangi sur laquelle se trouvent ces villages. Cette érosion a, par la suite, provoqué des éboulements qui ont déjà détruit plus de 180 habitations dont plus de 80 en matériaux durables. Même les cimetières n’ont pas été épargnés. Le dernier éboulement qui s’est produit au mois de mai, cette année, a tué deux fillettes qui allaient puiser de l’eau au bord de la Rivière Ubangi.
Selon le vice-président de la société civile de Mobayi-Mbongo, les sinistrés de cette érosion se disent abandonnés à leur triste sort. Ils demandent à être dédommagés par l’Etat congolais propriétaire du Barrage de Mobayi pour aller s’installer ailleurs. Tous les mémorandums remis aux autorités qui ont visité les dégâts causés par l’érosion du barrage sont restés lettre morte. Selon le Commissaire de District intérimaire du Nord-Ubangi, certaines autorités qui ont évalué dernièrement ces dégâts prônent la construction d’une digue à cet endroit pour protéger les villages menacés par les éboulements. Mais, jusque là, aucune décision n’a encore été prise.







