L’insécurité gagne du terrain dans le territoire de Lubero. Des affrontements opposent les FARDC au Pareco dans la localité de Bunyatenge. Au même moment, des combats sont signalés dans le secteur de Mangurejiba entre les FARDC et les Maï-maï Simba, venus de la Province Orientale. Selon les autorités administratives locales et les ONG de droits de l’Homme, cette insécurité a provoqué des mouvements de populations, rapporte radiookapi.net
Près de 600 familles de déplacés sont arrivées, ces quatre derniers jours, à Kasuo, une localité située à 100 kilomètres au sud-ouest de Butembo. Le chef de poste d’encadrement administratif local, Charles Mayele Ndevo, déclare que ces ménages fuient des affrontements entre les FARDC et les Maï-maï Pareco du général Kakule La fontaine. Il indique que la plupart des déplacés vivent dans des familles d’accueil, et les autres passent la nuit dans des maisons abandonnées. Charles mayele renchérit que tous les déplacés ont besoin d’une assistance en vivres et en non vivres, notamment des couvertures, des vêtements, des ustensiles de cuisine et des médicaments.
Pour sa part, l’ONG des droits de l’Homme, RAD, regroupement des associations pour la défense des droits de l’Homme, basée dans le territoire de Lubero, dénonce l’assassinat de 10 garçons par un groupe des combattants du Pareco, dans la nuit de dimanche dernier à Nyabiri. Le RAD déplore également les combats lundi entre Maï-maï Simba et FARDC à Mangurejiba. Quatre personnes, civiles et militaires, ont été blessées au cours de ces affrontements, indique l’ONG RAD.








