Kinshasa : une jeune fille brûlée par le pétrole frelaté à Ngiri Ngiri

Une jeune fille de 19 ans, finaliste du secondaire, est actuellement admise à la clinique Ngaliema. Elle s’est brûlée sous le toit familial, alors qu’elle voulait ajouter du pétrole dans une lampe tempête. Une flamme a brusquement jailli de la lampe. Cet incident relance la question de la qualité du pétrole vendu sur le marché de la capitale, et ses conditions de stockage, rapporte radiookapi.net

Dans les quartiers populaires de Kinshasa, des jeunes garçons de 10 à 15 ans, font du porte à porte le soir venu pour vendre du pétrole. Sans trop y veiller, certains acheteurs sont surpris de constater, après coup, qu’il leur a été vendu du pétrole mélangé à un combustible d’un autre genre.

Brûlée au second degré, Mademoiselle Pasi raconte de son lit d’hôpital : « J’ajoutais le pétrole dans la lampe qui était encore allumée. Après, je ne sais pas ce qui s’était passé, directement, je me suis brûlée.»

Le bourgmestre adjoint de Ngiri Ngiri témoigne de la présence du pétrole frelaté sur le marché. Benjamin Bonioma dit en avoir fait rapport à sa hiérarchie : «Effectivement, il y a deux types de pétrole vendus au marché. La population a même donné des noms à ces différents types de pétrole. Il y a ce qui est normal, qu’on vend aussi dans les stations ; et ce qui est un peu coloré, qui n’est pas de bonne qualité.»

L’Administrateur Directeur Technique de l’Office Congolais de Contrôle affirme que son service n’en a pas été saisi. Adrienne Bokabo conseille aux Kinois d’éviter le pétrole vendu par les ambulants, dont les conditions de sécurité ne sont pas toujours garanties : « Je pense que c’est beaucoup plus sûr quand vous achetez votre pétrole au niveau d’une station mobile. Moi, j’appellerai les autorités surtout à faire très attention quant aux conditions de stockage de tous ces produits à la cité. »