La gestion des enfants de la rue, appelés communément “May bobo” ou “Shégués” divisent les autorités urbaines et les Ongs de défense des droits de l’ enfant . En effet, le maire de la ville accuse ces ONG d’entêter les May bobo qu’il veut à tout prix mettre hors d’état de nuire, rapporte radiookapi.net
Le maire de la ville de Goma, Rachidi Tundula a lancé depuis la veille des fêtes de fin d’année une opération d’arrestation des enfants de la rue . Selon le maire, les May bobo troublent la quiétude de paisibles citoyens de la ville. Cette initiative se bute à présent au manque de soutien aux pressions des ongs et du chef de division des Affaires sociales. Ceux-ci veulent à tout prix récupérer ces enfants.
De leur côté, les ONG estiment que l’opération était mal planifiée. Pour le chef de division des Affaires sociales, la responsabilité de la présence dans la rue de « may bobo » est partagée. Pendant que les deux parties se tiraillent, 48 des 300 enfants cantonnés à Kinyogote, à une dizaine de kilomètres de Goma ont été retirés de leur structure d’accueil par les ONG. Du coup, les tracasseries sur les différentes artères de la ville sont de plus en plus rapportées après environ un mois d’accalmie. La population s’inquiète de la réapparition progressive dans enfants de la rue dans les artères de Goma. Mais le maire de la ville a ramené au centre d’accueil de Kinyogote, 30 de ces « may bobo » fuyards, indique-t-on..








