Lubumbashi : grève de la SNCC, les conséquences économiques se font déjà sentir

Un train urbain

Un train urbain

Seules les portes des bureaux de la direction générale de la Société nationale des chemins de fer (SNCC) étaient ouvertes jeudi. Tous les autres services n’ont pas fonctionné. Même la Circonscription d’exploitation (Cirex), qui assurait le service minimum a été sommée de suivre ce mouvement de grève, rapporte radiookapi.net

A Lubudi, la cimenterie du Katanga (Cimenkat), déjà en difficulté de fonctionnement, se sent davantage asphyxiée, d’autant plus qu’elle ne peut pas faire venir ses intrants. A Kamina, le président de la Fédération des entreprises du Congo (Fec), déplore la rupture de stocks des produits manufacturés. Ce qui crée la flambée des prix sur le marché, Kamina n’étant ravitaillé que par train. A Lubumbashi, le Programme Alimentaire mondial (Pam) qui avait chargé il y a une semaine 40 tonnes des vivres dans les wagons de la Sncc en destination de Bukama, a décidé de les décharger pour les expédier même par avion. La SNCC facilite le trafic entre quatre provinces : les Kasaï Oriental, le Kasaï Occidental, le Maniema et le Katanga. Si cette grève perdure, les conséquences risquent de s’aggraver.