Lubumbashi : pétition à l’Assemblée nationale, des parlementaires katangais pas d’accord

Assemblée nationale

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La pétition initiée à l’Assemblée nationale par quelques députés pour débattre de la question de la présence des troupes rwandaises sur le sol congolais pourrait bien s’agir d’une cabale destinée à déstabiliser le pouvoir en place, a déclaré le président du groupe parlementaire du Katanga, le député national Vano Kiboko, à partir de Lubumbashi. Ce groupe parlementaire a collectivement dénoncé cette initiative dans la capitale congolaise du cuivre dans une déclaration rendue publique jeudi dernier, rapporte radiookapi.net

C’est à l’issue d’une réunion tenue au gouvernorat du Katanga, que députés nationaux et sénateurs katangais en vacances parlementaires à Lubumbashi ont tenu à faire entendre leur voix pour s’opposer à la pétition initiée à Kinshasa. cette pétition réclame la convocation d’une session extraordinaire de la chambre basse sur la présence des troupes rwandaises en RDC. Le député Vano Kiboko explicite la position de son groupe : « Les initiateurs de cette pétition sont allés très vite en besogne, peut-être qu’il y a des intérêts personnels, des intérêts cachés derrière cette initiative. Nous avons analysé la chose et nous avons pensé que le gouvernement congolais, le chef de l’Etat, avaient tout à fait raison de pouvoir initier ces contacts pour créer la paix dans l’Est du pays. »

Mais pourquoi ce dossier agite-t-il particulièrement les élus du Katanga alors que ceux des provinces concernées (les deux Kivu) sont plutôt calmes ? Réponse du président du groupe parlementaire du Katanga : « Il y a eu plutôt agitation du côté du Kivu, notamment. S’il y a eu cette initiative de la pétition, ça veut dire qu’il y a eu agitation du côté de nos collègues venant du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Et nous, nous avons constaté cela, nous avons commencé à analyser, la tête froide, et nous avons compris que ça risque d’être une cabale qui tend à déstabiliser le pouvoir en place, les institutions mises en place. Ça, on ne peut pas se le permettre. »