Les restaurants de fortune, communément appelés « Malewa », se retrouvent presque partout à travers la ville. Souvent construits en bambous, avec des sacs, ces Malewa permettent aux vendeurs, acheteurs et autres de pourvoir se restaurer au moment de la pause. Mais très souvent, les conditions hygiéniques laissent à désirer, constate radiookapi.net
Fabriqués au moyen de bambous ou de tôles, ces Malewa ne sont pas fréquentées que par la population démunie, mais aussi par la classe moyenne. Ils se diffèrent des restaurants par les prix modiques qu’ils pratiquent. Ce qui permet à leurs clients de prendre un repas et de tenir jusqu’au moment de rentrer chez eux.
Au grand marché de Kinshasa, les conditions hygiéniques de plusieurs Malewa laissent à désirer. Les mouches se promènent sur les mets proposés, à moitié découverts pour permettre aux clients de voir directement les contenus des marmites. Les couverts utilisés sont mal nettoyés, parfois rincés seulement avec de l’eau pas très propre.
Une tenancière de Malewa affirme qu’à son niveau, elle fait toujours un effort pour garder son restaurant propre : « Quand je prépare, je couvre pour éviter que les mouches se posent et donnent des microbes. Pour les couverts, je les nettoie avant de les placer dans une marmite pour éviter les maladies. »
Un Kinois interrogé est très favorable à cette pratique : « Les Malewa ne sont pas mauvais en soi, puisque nous quittons la maison très tôt le matin. Pour ma part, je choisi toujours un Malewa où les conditions d’hygiène sont respectées, et où on prépare comme chez moi à la maison. »rnD’autres Kinois, favorables au Malewa, reconnaissent tout de même qu’il y a un effort à faire en ce qui concerne les conditions d’hygiène dans les Malewa.
Selon le ministère provincial de la santé de Kinshasa, un projet d’arrêté d’hygiène public a déjà été initié et attend la signature du gouverneur avant son application.








