Au moins 5 personnes du quartier Keshero, dont 2 femmes, ont été interpellées ce mercredi dans la journée par la police de Goma. Ils ont été trouvées sur la concession située devant l’hôtel Karibu, soit en train d’y ériger des cabanes en bois, soit en train de couper du bois. Au moins 300 familles, qui se réclament autochtones de Keshero, réclament des dommages et intérêts à l’hôtel Karibu, alors que les responsables de cet établissement hôtelier de Goma crient à l’exclusion, et même à la persécution, accusant les autorités de laisser faire
Une discussion entre les policiers envoyés ce mercredi au milieu de la journée pour interdire tous travaux sur la concession située devant l’hôtel Karibu et quelques autochtones de Keshero trouvés sur place.
Outre les personnes arrêtées, des matériels de construction ont été confisqués, ce qui a provoqué la réaction suivante de l’une de ces personnes : « C’est notre terre, nous nous battons pour notre terre, c’est pas la terre de Ngezayo c’est notre propre terre, il nous avaient rien donner pour qu’il puisse prendre notre terre par force. Nous avons des documents il avait dit qu’il allais nous payer mais jusque la il n’a rien donner ».
La concession querellée est pourtant couverte par un document de propriété au niveau du cadastre au nom de l’hôtel Karibu, “Tourhôtels” en sigles. A travers un communiqué rendu public ce mercredi, “Tourhôtels” déclare que l’occupation de cette concession et toutes les constructions qui y sont érigées sont anarchiques. “Tourhôtels” observe également un déboisement systématique de tous les arbres plantés dans cette concession d’environ 15 hectares, alors qu’elle constituait à ce jour l’une des rares zones vertes de la ville de Goma. rn rnLe gérant du Groupe Ngezayo, Mwaka Joseph : « De lors qu’il un certificat d’enregistrement sur une concession je ne vois pas comment une population peut prétendre détenir des droits coutumier sur cette concession. Nous regrettons que ces actes soient commis au vu et au su de l’autorité publique ».
rnLes autorités provinciales n’ont pas voulu se prononcer sur ce dossier, estimant que le ministre en charge des affaires foncières n’est pas sur place à Goma. Mais pour les observateurs, justice doit être faite à qui de droit.








