Le procès de deux ressortissants norvégiens accusés, notamment, d’assassinat d’un chauffeur congolais en mai dernier sur la route d’Ituri, en province Orientale, a débuté vendredi par une audience publique du tribunal militaire, garnison de Kisangani. Le cadre choisi pour ce procès est la salle des spectacles de l’Alliance franco congolaise de la place, rapporte radiookapi.net
Les deux présumés assassins sont arrivés sur le lieu de l’audience escortés, à pied, par la police militaire et des éléments de l’auditorat. Sur leur parcours, ils étaient conspués par la population. D’entrée de jeu, le tribunal militaire de garnison de Kisangani, siégeant en matière répressive, a procédé à l’identification des prévenus ainsi qu’à la réception des préalables d’exception. Ainsi, pour l’organe de la défense des sujets norvégiens, l’instruction de ce dossier est entachée de plusieurs irrégularités. Notamment, le non respect de la durée de détention provisoire de leurs clients, la torture morale et physique dont ces derniers auraient été victimes, ainsi que la verbalisation des prévenus sans un interprète assermenté. Pour cela, les avocats des accusés ont demandé aux juges de retirer du dossier de leurs clients tous les procès verbaux.
Ce qui n’a pas été digéré par la partie civile. Pour cette dernière, les faits sont clairs. Il faut, donc, estime-t-elle, dise le droit en toute équité, pour l’honneur de la justice congolaise. D’autres griefs sont mis à charge des accusés norvégiens : tentative d’assassinat, association de malfaiteurs, détention d’arme de guerre, vol à main armée et espionnage. Quelques autorités politico-militaires et un grand public ont assisté à cette première audience. Une dizaine de journalistes et photographes norvégiens étaient également présents dans la salle.
La séance a été suspendue pour 48 heures à la demande de l’organe de loi. Ceci pour lui permettre de réagir aux mémos de deux parties. Le rendez-vous a été pris pour mardi prochain.








