Mbandaka : pénurie des produits pétroliers

Les produits pétroliers sont devenus rares au chef-lieu de la province de l’Equateur. Du coup, sur le marché noir, un litre d’essence qui se vendait à 890 Francs congolais il y a peu, est passé à 1 500 Francs congolais chez les détaillants. Une spéculation qui profite aux revendeurs communément appelés «Kadhafi », a constaté radiookapi.net

La rupture prolongée des stocks au dépôt SEP Congo de Mbandaka est à la base de la hausse des prix des produits pétroliers sur le marché de cette ville.

Pour rentabiliser les convois fluviaux, explique José Mbabu, le chef de station Sep Congo à Mbandaka, le ravitaillement des tangues dépend de la demande d’embarquement des produits que lui soumettent les compagnies pétrolières de la place. Ce qui pose souvent problème. Pour sa part, Jules Sala, le représentant de la Congolaise des hydrocarbures (Cohydro), cette rareté est consécutive au faible quota que sa direction générale alloue à la province de l’Equateur.

En attendant l’arrivée de la prochaine cargaison des produits pétroliers à Mbandaka, la division provinciale de l’Economie a pris une série de mesures pour contrer la surenchère. Par exemple, le litre du super doit se vendre à 1200 Francs congolais (1.4 USD) chez le revendeur détaillant ; les clients en fûts et en bidons ne seront plus servis par les sociétés pétrolières jusqu’à nouvel ordre. Les récalcitrants, avertit la division provinciale de l’Economie, verront leurs produits saisis et leurs dossiers transmis aux instances judiciaires.