Kongolo: les opérateurs économiques exigent le départ du service anti-fraude

Les opérateurs économiques du territoire de Kongolo, au Nord-Katanga, exigent le départ du service anti-fraude. Ils ont organisé une marche de protestation, jeudi 26 août, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de ” tracasseries, arrestations et à saisie des biens des commerçants “.

Boutiques et marchés sont restés fermés jeudi à Kongolo.

Les opérateurs économiques se sont retrouvés au rond-point de l’hôpital, point de départ de leur manifestation.

Pour ces commerçants, le service anti-fraude doit s’installer à la frontière et non ailleurs, comme l’assigne sa mission primordiale.

Katabilanga, président de la Fédération des opérateurs économiques du Congo FEC/Kongolo a déclaré:

« Nous avons écrit plusieurs fois, mais il n’y a toujours pas de réponse. Nous venons de rédiger une autre lettre à l’administrateur du territoire. Comme nous ne sommes pas satisfaits, ce jeudi nous fermons les magasins et le marché pour exiger le départ [du service] d’anti-fraude. »

A peine arrivé, précise la même source, le responsable de ce service judiciaire, s’est mis à procéder à des arrestations, à la saisie des marchandises et à d’autres tracasseries.

Dans une localité éloignée de la frontière, se plaignent les opérateurs économiques de Kongolo, la présence du service anti-fraude ne se justifie pas.

L’administrateur du territoire estime que le service anti-fraude doit exister dans sa juridiction, à l’instar de tous les autres services étatiques.

Cependant, Georges Libolongo confirme les actes de brutalité commis à l’endroit de certains commerçants. Il a affirmé:

« Le responsable avait commencé avec beaucoup plus de brutalités en recrutant même les jeunes gens qui sont connus ici. Les jeunes gens qui n’ont même pas un bon passé, et vous les mettez en contact avec la population. Tout ce qu’ils ont fait, c’était d’abord la tracasserie. »

Par ailleurs, Georges Libolongo en appelle à un compromis, car d’après lui, tout serait parti d’un malentendu entre les deux parties.

Joint au téléphone jeudi par Radio Okapi, le responsable du service anti-fraude rejette en bloc les accusations  portées contre son service.

Eden Kaleb dit ne pas comprendre cette « agitation » d’autant que service n’a pas encore commencé à travailler, affirme-t-il.

Le chef de poste anti-fraude reconnaît par ailleurs que Kongolo n’est pas un poste frontalier. Néanmoins, certaines marchandises arrivent à Kongolo en transitant par le port de Kigoma en Tanzanie, souligne-t-il.

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