Grands Lacs: Thomas Perriello appelle au respect des constitutions

Carte des Etats-membres de la Conférence internationale sur les Grands Lacs

L’envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs, Thomas Perriello, a appelé tous les dirigeants de cette région à respecter les constitutions de leurs pays. Dans une interview exclusive accordée mercredi 14 octobre à Radio Okapi, il a déconseillé les pays des Grands Lacs à suivre l’exemple du Burundi qui a modifié sa constitution afin de permettre à Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat.
 
« Je ne pense pas que les pays de la région des Grands Lacs vont prendre l’exemple du Burundi comme un  modèle à suivre », a déclaré Thomas Perriello, lors de son passage à Bukavu au Sud-Kivu.
 
Le diplomate américain pense que la situation au Burundi à l’heure actuelle « témoigne de la faiblesse de l’approche à ne pas respecter les constitutions ».
 
« Cela représente non pas une feuille de route pour l’avenir des pays de la région mais une raison de se méfier de cette démarche »,a-t-il indiqué.
 
Concernant la RDC, l’envoyé spécial des Etats-Unis déclare que la constitution doit être « maintenue et respectée » et que c’est le moment historique « pour une véritable démocratisation du pays ».
 
« Nous avons été très conséquents vis-à-vis de tous les pays de la région. Notre politique est la même : les échéances doivent être respectées et le limites des mandats aussi. Cela s’applique à tous les pays de la région et nous pensons que c’est un très bon conseil que nous prodiguons à la région des Grands Lacs », a poursuivi Thomas Perriello.
 
La question de la révision constitutionnelle fait débat dans toutes les couches sociales et politiques de la population congolaise : la classe politique, les associations non gouvernementales, les confessions relieuses, d'autres couches sociales et même la communauté internationale. Certains membres de la Majorité présidentielle ont ouvertement prôné une révision constitutionnelle pour permettre au président Kabila, dont le dernier mandat s’achève en décembre 2016, de prolonger son bail à la tête de l’Etat. L’opposition qui soupçonne depuis longtemps le camp présidentiel de vouloir changer les jeux électoraux multiplient campagnes et rassemblements pour alerter contre une révision de la constitution ou un « glissement » du calendrier électoral qui permettrait au président Kabila de se maintenir de fait au pouvoir.
 
Récemment, sept partis politique connus comme le G7 ont été exclus de la Majorité présidentielle pour avoir écrit une lettre ouverte à Joseph Kabila, lui demandant de respecter la constitution.
 
Le respect de la constitution est «un impératif pour un climat apaisé», avait déclaré le 16 septembre dernier Prosper Félix Basse, le porte-parole de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco).​

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