Catherine Mabille: « Thomas Lubanga a été transféré en RDC par son bon vouloir»

L'ex-chef milicien Thomas Lubanga reconnu coupable de crimes de guerre pour enrôlement des enfants dans sa milice. Ici, lors d'une audience à la Cour pénale internationale (Lundi 20 mars 2006).

L’avocate de l’ex-milicien Thomas Lubanga, Me Catherine Mabille affirme que son client a été transféré en RDC par son bon vouloir.

Elle a fait cette mise au point dans un entretien, accordé samedi 19 décembre, à Radio Okapi.

«La cour a décédé de transférer Thomas Lubanga parce que lui-même a demandé d’aller purger sa peine au Congo. Il avait envie de rentrer dans son propre pays même si les conditions de détention sont parfois moins favorables qu’en Europe», a souligné Me Catherine Mabille.

Pour l’instant, a-t-elle expliqué, son client aura accès à ses avocats, à sa défense et dit avoir tout le moyen de travailler avec lui au cours de cette phase.

Me Catherine Mabille espère par ailleurs que la CPI, en statuant après une année et demie, décidera sur le sort de son client.

«Dans une année et demie, la cour décidera si elle peut lui donner une réduction de peines. La cour a déjà dit qu’elle réétudierait la situation de Thomas Lubanga et sera définitivement libre. Mais ça dépend de la décision de la cour», a poursuivi l’avocate de Thomas Lubanga.

Cet ancien milicien congolais est rentré au pays, depuis vendredi 18 décembre dans la soirée avec son codétenu Germain Katanga.

Ces deux Congolais, condamnés par la CPI, avaient quitté la prison de Scheveningen (Pays-Bas), le même vendredi, pour rejoindre la prison centrale de Makala à Kinshasa, où ils devront finir de purger leurs peines.

L’ex-patron de l’Union des patriotes congolais (UPC), Thomas Lubanga, a été condamné en juillet 2012 à 14 ans de prison pour avoir enrôlé des enfants de moins de quinze ans dans ses troupes et les avoir fait participer aux hostilités, lors de la guerre en Ituri entre 2002 et 2003.

Alors que Germain Katanga, transféré à La Haye fin 2007, avait été reconnu coupable d’avoir stocké et distribué les armes utilisées lors des massacres de Bogoro, en Ituri le 24 février 2003.

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