RDC: Maman Sidikou parle de l’impasse du processus électoral devant l’Onu

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La RDC est dans une période charnière. Le processus électoral est dans une impasse et d’importants obstacles devraient être surmontés afin que ces élections aient lieu, a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Maman Sambo Sidikou, mercredi 23 mars au Conseil de sécurité de l’Onu à New York. Selon le chef de la Monusco, un dialogue crédible entre tous les acteurs politiques est dès lors indispensable.

Pour Maman Sambo Sidikou, un dialogue politique «crédible» est nécessaire pour surmonter l'impasse dans le processus électoral. «Un message fort sur la nécessité d'un consensus politique et d'un accord [durable] sera important, tout en mettant l'accent sur le lien entre un processus électoral crédible et le respect des droits humains fondamentaux», a-t-il souhaité dans sa déclaration devant les membres du Conseil de sécurité.

En outre, il faudrait identifier les conditions claires et réalistes dans lesquelles l'Onu pourrait soutenir une révision du registre des électeurs, a-t-il poursuivi, estimant que cette révision peut contribuer à renforcer la crédibilité du processus et à «empêcher que cela ne devienne un obstacle à des élections en temps opportun.»

Extrait de l’intervention de Maman Sambo Sidikou devant le Conseil de sécurité:

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Par la même occasion,  le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda  a pris la parole pour exprimer les attentes du gouvernement de la RDC sur le processus électoral.

«Mon pays tient à l'organisation des élections libres et respectueuses des standards internationaux en matière d'exclusivité, de transparence et de crédibilité. II tient tout autant cependant à ce que ces élections ne soient entachées de violences ni avant, ni pendant, ni après leur organisation», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, «il n'y a pas, non pas dans l'absolu, mais dans le contexte spécifique de la République démocratique du Congo, d'évidence empirique que la non tenue des élections ou la non organisation des élections a une date donnée ait été en soi, la cause de violences grande échelle», a poursuivi Raymond Tshibanda, évoquant en revanche des violences meurtrières que la RDC a connues en 2006 et 2011 à la suite «de l'intolérance politique et de la non acceptation des résultats électoraux par les perdants

Il a de ce fait évoqué le dialogue politique convoqué par la président Joseph Kabila «pour éviter la réédition de cette situation.»

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