Nadège Ngoyi: « La société est plus dure envers les filles qu’envers les garçons »

Nadège Ngoyi, une des membres de l'unité des filles chercheuses du programme "La pépinière" (DFID) à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. Agathe Mpona.

Nadège Ngoyi, 22 ans, est étudiante à la faculté de droit à l’Université de Kinshasa. Elle a participé à l’élaboration d’une enquête dont les résultats ont été publiés le 30 mars dernier et intitulée: « Réalité des adolescentes et des jeunes femmes à Kinshasa, recherche sur les filles par les filles ».
 
Réalisée par le programme "La pépinière" , cette étude vise, selon ses organisateurs, « une meilleure compréhension des réalités quotidiennes  des jeunes femmes de Kinshasa ». 
 
Nadège Ngoyi affirme que l’élaboration de cette enquête l’a menée à penser que la société congolaise était plus dure à l’égard des filles que des garçons.
 
Elle en veut pour preuve le regard porté sur les filles et les garçons qui vivent seuls.
 
« Si un jeune garçon d’une vingtaine d’années demande d’aller vivre seul, cela lui sera accordé contrairement à la fille dont la demande sera rejetée par la famille », observe-t-elle, réclamant « les mêmes libertés » aux filles et aux garçons.
Nadège Ngoyi regrette aussi que les filles ne soient pas consultées par leurs familles lors des prises de décision.
 
« Les filles disent qu’elles ne sont pas souvent consultées en famille pour des décisions prises, même sur leur propre vie. Elles soulignent que parfois, la cause de leur échec dans l’éducation et la profession, c’est le fait qu’on leur impose des choses et on ne les laisse pas choisir librement », fait savoir l’étudiante en droit.
 
Nadège Ngoyi note que l’enquête menée par « Social Développent direct » révèle que les jeunes filles vivant à Kinshasa ont l’esprit d’entreprenariat « très poussé ». Elles exercent notamment le petit commerce. Mais Nadège Ngoyi regrette que ces filles n’ont pas beaucoup « d’espaces d’expression et de partage sécurisés ».
 
« Des opportunités quasi inexistantes »
 

L’enquête à laquelle Nadège Ngoyi a participé révèle également que la jeune fille est active dans le secteur informel. Le secteur formel ne lui offrant pas suffisamment d’opportunités.
 
« Les jeunes filles n’accèdent pas au service bancaire et ne peuvent pas obtenir des avantages comme de crédits bancaires pour accroître leurs revenus », explique-t-elle.
 
C’est un peu pour combattre « ces injustices » que Nadège Ngoyi a choisi de suivre les études de droit.
 
« J’aimerais devenir magistrate afin d’avoir la possibilité de rendre justice », confie-t-il.

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