L’arrêt de la Cour constitutionnelle rend le dialogue «sans objet», selon Norbert Luyeye

Des juges de la Cour constitutionnelle lors d’une audience le 21/07/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le président du parti de l’opposition Union des Républicains, Norbert Luyeye, a déclaré lundi 16 mai que l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle sur la fin du mandat présidentiel rendait le dialogue annoncé par le chef de l’Etat « sans objet ».

« Cet acte rend le dialogue national convoqué par M. Joseph Kabila et appuyé par la communauté internationale sans objet », a-t-il fait savoir.

Dans un arrêt rendu le 11 mai dernier en réponse à une requête des députés de la majorité, la Cour constitutionnelle a fait savoir que l’actuel chef de l’Etat pourra rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, fin 2016, si l'élection présidentielle censée avoir lieu cette année n'est pas organisée.

Pour Norbert Luyeye, cet arrêt de la cour « vient de dévoiler ce qui était réellement les vraies intentions de M. Joseph Kabila ».

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Le porte-parole de la Majorité présidentielle, André Alain Atundu, estime, pour sa part, qu’il ne faudrait pas confondre l’objet du dialogue et celui de l’arrêt de la Cour constitutionnelle.

« L’arrêt de la cour n’avait pas pour objet le dialogue. Et le dialogue n’a pas pour objet l’arrêt de la cour. L’arrêt de la cour donne une réponse à une préoccupation d’un groupe de parlementaires sur le sort de l’institution président de la République si les élections ne sont pas organisées à date échue. Et l’objet du dialogue c’est la problématique du processus électoral », explique-t-il.

Pour M. Atundu, comme « les élections ne pourront pas se tenir au courant de cette année », les hommes politiques devraient « lever un certain nombre d’options en ayant la connaissance exacte du processus électoral afin de dégager aussi un calendrier électoral consensuel ».

Le président Kabila avait annoncé la convocation d’un dialogue censé permettre la tenue d’élections apaisées en RDC. Son deuxième et dernier mandat s’achève au mois de décembre prochain. Le calendrier publié l’année passée par la commission électorale prévoit l’organisation de l’élection présidentielle au mois de novembre.

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