RDC: la MP désapprouve les sanctions américaines contre le général Kanyama

Le porte-parole de la Majorité présidentielle, André-Alain Atundu, lors d’un point de presse à Kinshasa, le 11/05/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Majorité présidentielle (MP) désapprouve les sanctions financières prises par le Trésor américain contre le chef de la police de la ville de Kinshasa, le général Kanyama.

A (re)Lire: RDC: le général Kanyama, chef de la police de Kinshasa, sanctionné par le Trésor américain

Son porte-parole, André-Alain Atundu, estime que les Etats-Unis devraient user des voies diplomatiques plutôt que d’imposer des sanctions.

« La coopération internationale suppose le respect de la souveraineté de chaque Etat. Si les Etats-Unis avaient une décision quelconque à prendre vis-à-vis d’un général, ils devaient passer par des voies diplomatiques », indique-t-il, affirmant que toutes ces mesures sont excessives et contestables.

L'administration américaine a pris des sanctions financières contre le général Kanyama pour sa responsabilité dans des violences et des disparitions dans la capitale de la République démocratique du Congo, selon un communiqué du Trésor américain.

Entre fin 2013 et début 2014, au cours d'une opération de police dite « Likofi » destinée à lutter contre le banditisme, au moins une cinquantaine de jeunes hommes et de garçons ont été tués et une trentaine ont disparu, indique le même communiqué.

Pour le porte-parole de la Majorité présidentielle, les sanctions américaines n’ont pas tenu compte du rapport de la police sur l’opération Likofi qui, selon lui, a été appréciée par la population.

M. Atundu souligne l’impératif du respect de l’ordre public.

« La démocratie, notamment dans sa manifestation la plus emblématique la liberté d’expression, exige le respect de l’ordre public, de la moralité et des droits d’autrui. Le dilemme de tout régime démocratique est de concilier les exigences de la démocratie et les impératifs de l’ordre public », fait savoir André-Alain Atundu pour qui aux Etats-Unis, « les policiers sont particulièrement protégés par rapports aux victimes ».  

Privilégier la justice et l’Etat de droit

Pour sa part, l’opposant Jean Lucien Busa estime que la justice congolaise devrait se saisir de certaines violations des droits de l’homme au lieu d’attendre que d’autres pays le fassent à sa place. 

«Quiconque se permet de pouvoir agir à l’encontre des principes fondamentaux acceptés par tous les Congolais doit répondre de cela à l’intérieur du pays. Nous devons aussi savoir que le monde est devenu un village. De ce fait, les actes restés impunis à l’intérieur peuvent être saisis au niveau international de façon appropriée», explique-t-il.

Le président du CDER soutient les sanctions américaines, indiquant que les Etats-Unis sont régis  par les règles internationales.

Pour Lucien Busa, les responsables congolais doivent répondre des violations massives des droits de l’homme en RDC.

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