Nord-Kivu : une délégation officielle à Kirumba pour s’enquérir de la situation sécuritaire

Une délégation mixte composée de L'assemblée provinciale, du gouvernement provincial et des FARDC conduite par le vice–président de l’Assemblée provinciale du Nord–Kivu est arrivée mercredi 12 mars pour s’imprégner de la situation sécuritaire qui demeure préoccupante, à Kirumba, à environ 190 Km au Sud de Butembo, dans la province du Nord-Kivu.

Dans l’avant-midi de jeudi, les activités ont tourné au ralenti dans cette commune rurale et la route Butembo–Goma était une fois de plus bloquée par des manifestants.

Selon le président de la société civile, Kambere Bonane, la population de Kirumba ne veut plus sentir la présence des agents de l’ordre. Elle dit soupçonner les FARDC d’être auteures de l’assassinat du commerçant Mumbere Germain mardi 10 mars.

Le péché de la police est d’avoir empêché les manifestants d’incendier la résidence d’un magistrat de l’auditorat. Ce qui a été à la base des échauffourées de mercredi, causant ainsi des blessés du côté de la police et un civil touché par balle, selon la société civile de Kirumba.

Tout en appelant la population au calme, l’élu de Lubero le député Jean Paul Lumbulumbu chef de la délégation, affirme qu’ils ont commencé à recevoir différentes couches de la population locale pour les écouter.

« La première mission c’est de pouvoir s’enquérir de la réalité des faits qui ont conduit au meurtre de trois personnes, il y a deux maisons des policiers qui ont été brulées, il y a trois armes qui ont été ravies, il y a plusieurs blessés. Notre mission consiste à pouvoir écouter la population, c’est ce que nous sommes déjà en train de faire ce matin, on doit écouter les propositions de la population pour une solution durable à la situation sécuritaire à Kirumba ».    

Dans cette delegation se trouve egalement le ministre provincial de la Justice et le commandant de la 34e region militaire. 

Depuis janvier 2020, cinq personnes ont déjà été assassinées à Kirumba dans des circonstances similaires. Mais aucun suspect n’a comparu au tribunal, s’indigne la société civile.

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