Nord-Kivu : la jeunesse de Halupunga souhaite « un dialogue franc » pour mettre fin à l’insécurité


Le conseil territorial de la jeunesse de Halupunga (Nord-Kivu) exige l’organisation d’un « dialogue franc » pour identifier les vrais auteurs des massacres à répétition dans leur localité.

D'après le président de cette jeunesse, Janvier Kasayiryo, si les uns parlent des rebelles ougandais des ADF, d’autres accusent des miliciens Maï-Maï, ou encore des présumés bandits associés aux forces négatives d’être les auteurs des exactions commises dans cette localité, dans le but de voler le cacao.

« Nous estimons que, ça doit interpeller la conscience des autorités parce qu'aujourd’hui maintenant, là on parle des militaires en complicité avec les jeunes en guise de la recherche ou le vol de cacao. Il y a beaucoup d’hypothèses qui sont développées dans cette zone. nous estimons qu’il faut un dialogue franc à ce niveau-là », a déclaré Janvier Kasayiryo.

Le conseil territorial de la jeunesse pense qu’un « dialogue franc » est l’unique option pour identifier les vrais auteurs de cette insécurité à Halungupa.

« Il va falloir qu’un dialogue soit organisé pour la question de Halungupa pour que cette question soit traitée dans la sérénité avec l’autorité territoriale, le commandant des opérations, voire les députés  et tous les autres. Parce que maintenant ça va jeter de l’opprobre sur d’autres procédures. Et dans tout ça ce sont les paisibles populations qui payent le coût », a fait savoir Janvier Kasayiryo.

Il a également appelé les jeunes qui se trouveraient dans le camp des ADF de se désolidariser de ce mouvement.

« Si jamais il y a des jeunes qui s’alignent derrière des histoires comme ça, nous leur demandons de se désolidariser de tels comportements parce que ça va compromettre les opérations et ça va même exposer la communauté et ça nous expose tous. Nous pensons que si jamais il y a des jeunes comme ça, nous les décourageons, si il y a des militaires comme ça, nous les décourageons parce que ça compromet la cohabitation dans la zone à trouble dans laquelle nous vivons », a rappelé M. Kasayiryo.

Au moins 8 personnes ont été tuées dans la localité de Halungupa les deux dernières semaines, par des auteurs inconnus.

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