Nord-Kivu : la cour militaire opérationnelle de Goma renvoie à vendredi l’audience consacrée au procès Tcheka, NDC


La cour militaire opérationnelle de Goma a renvoyé à vendredi 7 août l’audience consacrée au réquisitoire du ministère public ainsi qu’à la plaidoirie de la partie civile et de la défense dans le procès Ntabo Ntaberi Tcheka, pour diverses causes dont l’obscurité dans la salle, mais aussi l’absence manifeste à l’audience de l’Etat congolais civilement responsable dans la présente cause. 

L’audience avait pourtant démarré en fin de la matinée de lundi 3 août avec la plaidoirie de la partie civile représentée par une dizaine d’avocats.

Dans leur plaidoirie, ces avocats qui se sont succédés sur la barre, ont commencé a retracé l’historique du mouvement de Nduma defense of Congo, (NDC) crée par le prévenu Ntabo Ntaberi Tcheka au mois de juillet 2007 et dont le premier quartier général était installé dans une localité du territoire de Walikale communément appelé KIRUMBA.

Ils ont aussi démontré la planification des attaques et pillages de plusieurs localités dans le territoire de Walikale.

Dans la première partie de sa plaidoirie, la partie civile, a démontré largement et sans équivoque, la planification, les attaque ainsi que les pillages mené dans quelques cités commerciales du territoire de Walikale parfois par le NDC de Tcheka seul ou en coalition avec les rebelles hutus rwandais de FDLR sous le commandement de Seraphin Nzitonda Habimana, alias Lionceau.

Il s’agit notamment des attaques, pillages et incendies des maisons perpétrés dans les cités de Luvungi, Mubi et Pinga par exemple en date du 30 juillet au 02 août 2010 où plus de trois femmes auraient été violées par les hommes de Tcheka et de Seraphin Nzitonda. 

Dans le deuxième volet de leur plaidoirie, ces avocats, ont pu démontrer la responsabilité de Tcheka et de Seraphin Nzitonda dans ce qu’ils ont qualifié des scènes de crimes commises entre 2007 et 2017.

Ils ont cité entre autres, de cas des meurtres, d’incendies des villages, de cas de viols, de l’esclavage sexuel, d’ enrôlement d’enfants ainsi que des mutilation de cadavres présumés tels que présentés par la partie civile.

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