Ituri : la police met en garde contre les fausses rumeurs sur l'attaque de Bunia

Le commissariat urbain de la Police nationale congolaise (PNC) de Bunia, major Abeli Mwangu, a mis en garde toute personne qui propage de fausses rumeurs faisant état de l’attaque de la ville par des groupes armés provenant des localités de Mwanga, Kunda, Shari et Lipri. Ces fausses informations créent la psychose au sein de la population locale, qui est obligée d’abandonner son milieu, a-t-il indiqué mardi 15 décembre à Radio. Selon lui, toutes les dispositions sont prises pour sécuriser les habitants et leurs biens en cette période de fin d’année.  

  Des sources locales précisent que depuis quelques jours, la psychose continue de gagner plusieurs quartiers périphériques de Bunia. La nuit dernière, ce sont des habitants de Kolomani, Shari, Mwanga et de Mudzi-Pela qui ont été pris de panique, à la suite de rumeurs faisant état d’une attaque imminente des miliciens de la FPIC, qui se seraient coalisés à ceux de la CODECO. La plupart des habitants de ces milieux ont passé la nuit au centre-ville. 

La police urbaine dénonce cette campagne de fausses rumeurs, qui a pour objectif de faire peur à la population en cette période de fin d’année. 

Le major Abeli Mwangu met en garde ceux qui propagent ces fausses informations : 

 « Nous tenons à dénoncer tous ces gens qui propagent des rumeurs au sein de la population qu’il y aura une attaque de la ville de Bunia. Nos services sont en œuvre pour chercher comment mettre la main sur ces personnes qui véhiculent des fausses informations. » 

La MONUSCO, pour sa part, affirme effectuer des patrouilles dissuasives dans la ville, à travers ses unités de la police sénégalaise.  

Selon la cheffe de la MONUSCO en Ituri, Clémence Doamba, au moins six patrouilles sont organisées chaque jour dans des zones sensibles de la ville, y compris dans les sites des déplacés et la prison centrale. 

 « La situation est sous contrôle. Nous sommes en train de patrouiller. Mais, nous allons demander la contribution de la population », a rassuré Clémence Doamba. 

Le président du conseil urbain de la jeunesse, Jules Tagirabo, reconnait que la menace des hommes en armes pèse toujours sur la ville de Bunia et ses habitants. Il estime que cette situation ne devrait pas être une occasion pour certains jeunes de propager des rumeurs non fondées à travers les réseaux sociaux, et créer la psychose au sein d’une population déjà traumatisée. 

 

 

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