Lubero : des acteurs de la société civile menacés de mort par des miliciens

Des acteurs de la société civile et activistes des droits de l’homme se disent menacés de mort par des Maï-Maï à Mbwavinywa et Miriki au sud du territoire de Lubero (Nord-Kivu). Ils seraient visés pour avoir dénoncé des multiples cas de tracasseries commises par ces groupes armés en complicité avec les forces loyalistes basées à Miriki. Le commandant des opérations Sokola 1 axe Sud, le général Grégoire Manzikala, promet de sanctionner sévèrement ses soldats au cas où cette complicité était avérée.

Une source locale attribue ces menaces de mort aux miliciens Mai-Mai de Kadido, très actifs dans la contrée. Ils seraient mécontents de la dénonciation de leurs exactions contre les populations civiles.

Quelques acteurs de la société civile, que Radio Okapi a réussi à joindre au téléphone, disent vivre en clandestinité à la suite de ces menaces. Par ailleurs, plusieurs sources locales dénoncent « la complicité entre ces Mai-Mai et le commandant des forces loyalistes basé à Miriki. »

Ensemble avec les Mai-Mai, selon elles, ces éléments FARDC organiseraient des patrouilles nocturnes mixtes à partir de 19 heures locales. Au cours de ces opérations, ils procèderaient à des arrestations arbitraires assorties d’amendes exorbitantes.

Le cas récent, cité par ces sources, est celui survenu pendant la nuit du mardi au mercredi dernier, où plusieurs civils ont été arrêtés et acheminés à l’état-major de ces Maï-Maï. Les personnes arrêtées seraient sommées de payer des amendes allant de 50.000 à 100.000 francs congolais (50 USD).

Muhindo Kaler King, le délégué du gouverneur dans la région, dit être déjà alerté de cette situation; sans d'autres détails.

De son côté, le général Grégoire Manzikala, commandant des opérations Sokola 1 axe Sud, condamne fermement ces actes. Il promet d’ailleurs de mener des enquêtes et sanctionner sévèrement les auteurs, si ces allégations étaient avérées.

 

 

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