Sud-Kivu : la NDSCI exige la délocalisation « immédiate » de tous les détenus dangereux de la prison de Bukavu


La Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI) exige la délocalisation immédiate de tous les prisonniers dangereux détenus à la prison centrale de Bukavu, a indiqué mardi 16 février à Radio Okapi, le président de cette structure, Jean Chrysostome Kijana. 

Pour lui, cette situation réduirait la criminalité qui refait surface dans la ville de Bukavu depuis quelques jours. 

Il demande également l’intensification de la lutte contre la circulation des armes et petits calibres. Ceci est contenu dans une lettre ouverte adressée au gouverneur de province pour demander la convocation des états généraux de la province. 

« La situation de la ville de Bukavu est devenue de plus en plus insupportable. Le banditisme est maintenant installé au cœur même de la ville même en pleine journée, les gens qui sont arrêtés, on les retrouve deux ou trois jours après libres. Et lorsque ces criminels recouvrent la liberté, la première chose c’est d’opérer par la vengeance. Et nous, on aurait souhaité que tous ces criminels qui sont déjà condamnés soient délocalisés de la prison centrale de Bukavu, qu’on les amène dans les prisons beaucoup plus éloignées, même à Angenga à l’Equateur, qu’on les amène à Buluho dans le Katanga, dans d’autres prisons où ils auront du mal à recouvrer la liberté », recommande Jean Chrysostome Kijana.  

Selon lui, cette proposition vise à rétablir la confiance entre la population et les responsables de sécurité et de justice : 

« Ça serait parmi les approches pour recréer la confiance dans le chef de la population, par ce que lorsque la population n’a plus confiance dans ces services de sécurité, il y a une certaine tendance à la justice populaire, et la justice populaire c’est quelque chose qui doit être découragée, qui doit être décriée. Et en troisième lieu, il y a cette persistance de la circulation incontrôlée des armes légères qui circulent très facilement. On doit aussi songer à contrôler le mouvement des armes, et reconnaitre qui est militaire et qui ne l’est pas ».     

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