Kasaï-Oriental : de vieux enseignants prestent toujours faute de décomptes finaux

Le coordinateur diocésain des écoles conventionnées catholiques au Kasaï-Oriental, Stanislas Kabeya Tshibaka, a déploré jeudi 4 mars le vieillissement du corps enseignant de la province du Kasaï-Oriental. Il affirme qu’au cours de la visite qu’il a effectuée cette semaine dans deux écoles primaires Butoke 1 et 2, il a trouvé plus de dix vieux enseignants qui n’étaient plus en mesure de donner cours. 

Selon lui, certains enseignants, à cause de leur âge avancé, sont incapables de se tenir debout. D’autres sont malades, dont un qui souffre de la cécité visuelle et « ne peut ni lire, ni écrire. » 

Ces enseignants se sont fait remplacer par leurs proches pour conserver leurs postes et bénéficier régulièrement de leurs salaires. Le coordinateur diocésain des écoles conventionnées catholiques poursuit : 

« Il y a des enseignants qui ont soixante ans de service, il y en a même de quatre-vingts ans. Ce qui m’a beaucoup plus scandalisé, c’est une maman que j’ai trouvée. A peine elle peut sortir un mot, elle demande d’aller en retraite. Parmi les enseignants que j’ai trouvés, il y a un qui est aveugle, qui ne voit plus. Il est aveugle, il est malade, c’est supposé qu’il faille l’enlever. J’ai trouvé encore un autre enseignant qui dit que moi je ne peux pas. L’enseignant n’est jamais retraité dans notre pays, malheureusement. C’est pour cela à leur niveau, ils se sont choisis des enseignants, c’est soit sa petite fille, ou une connaissance, une relation qui donne cours à sa place. C’est illégal !» 

Stanislas Kabeya Tshibaka invite gouvernement à mettre en retraite les enseignants qui ont pris de l’âge. 

« Je voudrai que le gouvernement soit capable de nous dire, finalement à quel âge on retraite un fonctionnaire de l’Etat, et beaucoup plus l’enseignant.  C’est qui est à faire normalement, c’est de payer l’enseignant qui est fatigué. Après avoir travaillé pendant beaucoup d’années, il est fatigué, qu’il continue à être payé parce qu’on ne sait pas le retraiter. Cette école que j’ai visitée il y a des enseignants qui ont eu à travailler, il y en a même qui ont été engagés vers les années 1960. Vous vous en doutez. Quelqu’un qui est là, je ne sais pas, il n’y a pas que la mort qui peut nous aider à retraiter quelqu’un, parce qu’il est en vie, il a besoin de toucher sa pension de retraite. » 

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