Etat de siège : la MONUSCO reste « engagée à soutenir de la manière la plus robuste » les FARDC

La MONUSCO reste « engagée à soutenir de la manière la plus robuste » les FARDC contre les ADF et d’autres groupes armés. C’est ce qu’a réaffirmé le porte-parole de la mission onusienne mercredi 19 mai, concernant les opérations militaires en cours dans ce contexte de l’état de siège au Nord-Kivu et en l’Ituri.

Cet engagement s’est traduit dernièrement notamment par des bombardements par la force de la MONUSCO des camps des ADF. Au cours de la conférence des Nations unies à Kinshasa, le porte-parole de la MONUSCO, Mathias Gillmann, a précisé :

« Dans le cadre de ce soutien à l’opération des FARDC, il y a eu une coordination avec les FARDC qui ont pris en charge le bombardement d’un camp, clairement identifié, et nous, qui avions pris en charge deux autres camps qui avaient aussi clairement identifiés. »

A la question de savoir pourquoi c’est seulement maintenant que la MONUSCO bombarde les camps des ADF, il a réagi :

« Je ne pense pas qu’on ne l’a fait depuis longtemps. Il est vrai que le bombardement des camps des ADF, c’est quelque chose qui n’était plus arrivé depuis longtemps. C’est parce que, ce sont des opérations qui prennent énormément de temps, qui nécessitent une planification extrêmement coordonnée avec l’armée congolaise. »

Le coordonnateur humanitaire de l’ONU en RDC, McLacklan-Karr, était l’invité spécial de cette rencontre avec la presse. Il s’est penché sur l’insécurité alimentaire qui pèse sur le pays.

« La récente enquête a montré que 27,3 millions de personnes sont confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë, contre 19, 6 millions à la fin de l’année dernière », a-t-il affirmé.  

McLacklan-Karr parle d’un paradoxe pour un pays très riche en ressources avec des terres arables et 50% d’eau douce du continent. « C’est un paradoxe ! Moi, je crois que c’est un manque d’investissement dans le secteur agricole depuis des décennies qui est la cause de base de ce problème de l’insécurité alimentaire dans le pays », a-t-il popursuivi.

Donc, pour McLaklan-Karr, le gouvernement national et surtout les gouvernements provinciaux, avec l’appui du PAM et de la FAO, notamment, doivent disposer d’un plan d’investissement dans le secteur agricole.

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