Assemblée nationale: les groupes parlementaires proches de Katumbi promettent de bloquer la loi sur la nationalité

Les groupes parlementaires G7 et MS, proches de Moise Katumbi, se disent déterminés à construire un « béton armé » pour bloquer la proposition de loi sur la nationalité congolaise déposée par le député Nsingi Pululu.

Au cours d’une conférence de presse ce mercredi 14 juillet à Kinshasa, le député Jean-Claude Kibala estime que cette loi ne peut passer que par referendum puisqu’elle viole les articles 13 et 220 de la constitution.

L’article 13 de la constitution stipule ce qui suit : « Aucun Congolais ne peut, en matière d'éducation et d'accès aux fonctions publiques ni en aucune autre matière, faire l'objet d'une mesure discriminatoire, qu'elle résulte de la loi ou d'un acte de l'exécutif, en raison de sa religion, de son origine familiale, de sa condition sociale, de sa résidence, de ses opinions ou de ses convictions politiques, de son appartenance à une race, à une ethnie, à une tribu, à une minorité culturelle ou linguistique ».

Quant à l’article 220, il indique que la forme républicaine de l'Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l'indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle. Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées.

Condamnant les propos qualifiés "d’incendiaires du président de l’Assemblée nationale" au cours de la plénière de mardi 13 juillet, Jean-Claude Kibala, porte-parole de ces groupes parlementaires dit  craindre que cette loi ne soit source de profondes divisions dans le pays. 

A en croire les groupes parlementaires G7-MS, la loi sur la nationalité déposée à l’Assemblée nationale par Nsingi Pululu expose le pays a une grave crise multiforme à la suite de son caractère séparatiste.  

Jean-Claude Kibala, fait remarquer que les préoccupations de la population sont plutôt ailleurs.

A propos de prochaines élections de 2023, le G7-MS estime que la politisation de la CENI risque de planifier une prochaine fraude électorale. Au sujet de l’état de siège, les députés du G7-MS se disent disposés à autoriser une nouvelle prorogation tout en demandant au gouvernement de revoir sa stratégie.

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