Kinshasa : les policiers n’ont pas le droit d’utiliser les armes létales contre les citoyens, rappelle Sylvano Kasongo

Les policiers n’ont pas le droit d’utiliser les armes létales contre les citoyens, a rappelé lundi 2 août, le commissaire divisionnaire adjoint de la Police nationale congolaise (PNC) de Kinshasa, Sylvano Kasongo. Il réagissait face aux diverses bavures des policiers enregistrées ces dernières semaines dans la capitale congolaise.

« Nous avons des armes létales et aussi des armes non létales. Les armes létales, nous devons les utiliser contre les bandits armés, contre les gens qui ont aussi les armes. Ce n'est pas un citoyen simple sans arme. Les policiers ont été instruits pour utiliser des méthodes policières. On ne peut pas commettre de telles bavures, elles ne seront jamais acceptées », a déclaré Sylvano Kasongo, lors de la parade organisée au stade des Martyrs.

Un policier a tué par balles son collègue dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa, mercredi 28 juillet matin. 4 jours plus tôt, un autre policier avait tué un étudiant de l’Université de Kinshasa (UNIKIN). Dans tous les deux cas, il s’agissait d’une histoire de porte de masque (cache-nez).

Au sujet du meurtre de l’étudiant de l’UNIKIN, Sylvano Kasongo a indiqué que tous les services spécialisés sont mobilisés pour rechercher activement l'auteur de cet acte.

« « La vie humaine est sacrée. Personne n'a le droit d'ôter la vie de quelqu'un. Les policiers doivent respecter les consignes données et surtout obéir aux ordres. Nous devons tout faire pour remettre la confiance entre nous et la population. Il y a eu des cas isolés bien sûr, comme le cas de notre regretté étudiant Honoré. Il y a deux personnes qui sont arrêtées, l'autre est en fuite. On va tout faire pour arrêter le fugitif. Les autres, je crois demain le tribunal de garnison de Ngaliema va déterminer le sort de ce policier indiscipliné, voyou, et incivique », a-t-il expliqué.

Sylvano Kasongo promet que de faire tout pour que ces incidents ne puissent plus se reproduire.

« Le commandant suprême lui-même a demandé pardon aux étudiants alors que la bavure a été commise par un policier voyou. Ça nous a touché tous, nous allons faire tout pour remédier pour que ça ne puisse plus se reproduire », a-t-il ajouté.

D'un ton ferme, le commissaire divisionnaire adjoint a signifié aux commandants des unités que désormais ils endosseront aussi la responsabilité des bévues commises par leurs hommes.

Le commandant de la police de Kinshasa a insisté auprès des Kinois que le port du masque n'est pas pour plaire à la police mais plutôt pour se prévenir de la maladie et éviter la propagation du Coronavirus :

« Il est donc demandé à tout un chacun porter correctement son masque selon les instructions des autorités ».

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