Etat de siège : l’union sacrée pour la nation appelle tous les acteurs politiques du Nord-Kivu à bannir leurs « divergences »

La plateforme politique Union sacrée pour la république appelle tous les acteurs socio-politiques de la province à la retenue à la suite des tensions observées entre l’exécutif provincial du Nord-Kivu et les députés provinciaux qui ont dressé un bilan assez « mitigé » de l’état de siège, dans la province. 

Dans une déclaration politique faite le samedi 21 aout à Goma, devant la presse, Patrick Bala, le point focal de cette plateforme, invite toutes les filles et les fils du Nord-Kivu à bannir leurs divergences politiques et les exhorte à regarder dans une seule direction pour soutenir l’état de siège qui reste le dernier rempart pour la sécurité et la stabilité de la province : 

« Je pense nous devons avoir le même langage. Le seul langage, c’est celui d’avoir la paix. Qu’on puisse instaurer la paix et la stabilité. C’est tout ce que nous sommes en train de chercher. Imaginez-vous à cette étape qu’on arrête l’état de siège. Qu’est ce qui a adviendrait ? Le chaos. En ce moment-là, les groupes armés vont défier l’armée, l’armée sera déconsidérée. On sera considéré comme défaillant. Nous pensons qu’il faille aller jusqu’au bout. Nos députés qui ont fait deux ans sans produire même un édit, sont-ils capables de juger ceux-là qui ont fait deux mois ? Il faut être un exemple pour demander le compte aux autres. Ils ne sont même pas un exemple ». 

Pour Patrick Bala, le chef de l’Etat est plus que déterminée d’en finir avec l’insécurité dans cette partie du pays, malgré les défis. 

 « Contrairement à certains députés qui sont montés au créneau pour demander la fin de l’état de siège, nous allons dans le sens de sa poursuite. Cette fois-ci, la manière avec laquelle le président de la république est en train de marcher, nous voyons ce souci d’éradiquer l’insécurité se fait sentir », ajoute M. Bala. 

Il ajoute que, l’état de siège a connu des difficultés à la suite des détournements au sein de l’armée : 

« On a mis trop des moyens, vous avez vu, il y a eu des détournements. Mais cette fois-ci on détourne, on est arrêté. La justice est en train de faire son travail sérieusement. Je pense dans ce sens-là on peut aspirer à la paix ». 

 

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