Sextape des élèves à Kinshasa : Fabrice Puela propose une prise en charge sociale et psychologique

Les élèves impliqués dans l’affaire de sextape doivent être pris en charge sur le plan social et psychologique, afin de les recadrer. Le ministre des Droits humains, Fabrice Puela, a fait cette proposition mercredi 8 septembre à Kinshasa, au lendemain de l’exclusion de ces écoliers identifiés comme inscrits à l’école catholique Saint Georges de la commune de Kintambo.

« Nous devons les prendre en charge. Et les parents, et les acteurs sociaux et les psychologues, parce que personne n’acceptera d’avoir ces enfants comme voisins », a affirmé M. Puela.

Il dit soutenir la décision « exemplaire » d’exclure ces élèves de l’école Saint Georges, mais pas du système éducatif.

En effet, mardi 7 septembre, le responsable du Collège Saint Georges a exclu définitivement tous les élèves de son école qui se sont filmés la semaine dernière en plein ébats sexuels dans une maison non achevée à Kinshasa.

Dans la vidéo de la lecture de cette décision, il a été indiqué que ces élèves sont également interdits de fréquenter n’importe quelle école de la RDC. Une mesure qui a suscité beaucoup de réactions dans l’opinion kinoise, la qualifiant de « sévère. »

Présent lors de l’annonce de la décision d’exclusion définitive de ces élèves, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, Tony Mwaba précise que ces élèves ne pourront plus s’inscrire dans les écoles du réseau catholique, mais que la mesure ne concerne pas tout le système éducatif congolais.

« J’ai reçu les éclaircissements du chef d’établissement. Avec la foi catholique et les exigences du réseau catholique, ils ne permettront pas que ces élèves soient réinscrits dans une autre école catholique sur toute l’étendue du territoire national. Mais ils ne sont pas exclus du système éducatif. Ils peuvent aller n’importe où », a indiqué le ministre Mwaba, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, en présence de son collègue des Droits humains, Fabrice Puela.

Sanctionner sévèrement

De son côté, la Ligue de la Zone Afrique pour la défense des droits des enfant et élèves (LIZADEL) appelle l’Etat congolais « à sanctionner sévèrement », pour que les autres enfants qui peuvent s’imaginer la même vidéo s’abstiennent.

Le président de cette ONG de défense des droits des enfants, Godefroid Kayembe, appelle également les autorités et les parents à veiller pour que cette pratique ne puisse pas contaminer les autres enfants.

Il s’explique dans cet extrait sonore :

Son.

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