Lubumbashi : l’UCOFEM apporte son appui financier au procès pour viol des femmes dans la prison de Kasapa

L’Union congolaise de femmes de médias, en collaboration avec les femmes des certaines structures de la société civile du Haut-Katanga, soutient l’organisation du procès sur le viol massif des femmes à la prison de la Kasapa il y a plus d’une année.  Elles ont remis jeudi 4 novembre au procureur de la République près le parquet de grande instance de Lubumbashi leur contribution financière pour la bonne tenue de ce procès.

La hauteur de l’enveloppe remise au procureur de la République n’a pas été révélée à la presse.  Godelieve Nyemba de l’UCOFEM explique toutefois le sens de la démarche de ces femmes :

« Point n’est besoin de rappeler que parmi les victimes les unes sont tombées enceintes et ont eu des bébés à la suite de viol d’autres ont contracté le VIH/Sida et sont condamnées à la mort. Conduire de procès jusqu’au bout et sanctionner les coupables vous rendrez justice. Voilà pourquoi nous apportons notre modique contribution qui doit servir tant soit peu à organiser le déplacement des accusés afin que le procès soit équitable ».   

En remettant cette enveloppe entre les mains du procureur de la République, Mamy Umba Ndolo, présidente du groupe thématique genre et enfants de la société civile du Haut-Katanga, a émis le vœu de voir ce procès se tenir jusqu’au bout afin que justice soit faite.

Le procureur de la République près le parquet de grande instance de Lubumbashi, Teddy Katumbo  Lumbu, a salué ce geste de ces femmes, qui, selon lui, « tombe à point nommé ». 

Lors de cette première audience organisée en chambre foraine à la prison de la Kasapa le 28 octobre dernier, seules une dizaine des victimes étaient présentes en l’absence de leurs présumés bourreaux, qui sont détenus à la prison de haute sécurité de Buluo située à près de 115 kilomètres de Lubumbashi. Leur absence était justifiée par le manque de moyens pour le déplacement jusqu’à Lubumbashi. 

Du 25 au 27 septembre 2020, lors d’une tentative d’évasion à la Kasapa, les prisonniers s’étaient soulevés et avaient incendié des pavillons. A cette occasion, de nombreuses femmes avaient été violées par certains de leurs codétenus. 

Et depuis, ceux qui avaient été identifiés comme auteurs de ces actes avaient été transférés à la prison de Buluo et certaines victimes ont été déplacées à la prison de Boma à Likasi pour leur sécurité.

Plusieurs ONG de défense de droit de l’homme ont plus d’une fois dénoncer la lenteur dans le traitement de dossier, car certaines victimes voire certains présumés auteurs de ces actes ont déjà quitté la prison. Il sera donc difficile, selon elles, de les retrouver pour une bonne reconstitution des faits.

La prochaine audience est fixée au jeudi 11 novembre.

 

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