Kisangani : les prêtres du Sacre cœur accusent les services de l’Etat d’être complices dans la vente de sa concession

Le réseau des personnes qui convoitent les concessions des prêtres du Sacre cœur  à Kisangani, dans la province de la Tshopo, n’ont pas arrêté de visiter ce site. La semaine dernière, un groupe de plus de quarante personnes armées de machettes, de bars de fer, de bâtons et autres armes blanches et quelques armes  à feu ont assiégé pendant deux jours le centre Sainte Bakhita où sont hébergés les enfants abandonnés et orphelins. L’un des membres de la commission chargée de patrimoine, le père Augustin Mania, ces personnes ont vandalisé le centre, pillé et emporté des biens. Il l’a dénoncé mardi 16 novembre dans un point de presse animé au centre Bakhita. Il accuse certains services étatiques d’être complices de ces agents à cause de leur passivité.

 «  Nous prêtres de Sacré Cœur de Jésus, regrettons et condamnons avec la dernière énergie, la passivité et la non-assistance des personnes en danger des services attitrés. La léthargie des autorités compétentes des différents services de l’Etat nous pousse à soupçonner leur complicité dans cette affaire. Ce qui nous fait poser la question de savoir si c’est un rêve ou une réalité ? Comment se fait-il qu’au 21e siècle et dans un Etat de droit, des personnes fictives et sans histoires aient une aristocratie foncière jusqu’à exercer un pouvoir politique, judiciaire et policière ?», s’est interrogé père Augustin Mania.

Ce prêtre accuse ces agents de l’état d’être derrière la vente de leur concession :  

« On dirait que nous sommes dans la féodalité du 9 e siècle au 13 e siècle ? Raison pour laquelle ils sont en train de faire le forcing sous forme de ceux qui ont déjà anticipé la vente des parcelles dans notre concession. »  

Lors de la dernière descente des mêmes personnes dans cette concession, il y a environ trois mois, le gouverneur de province intérimaire avait suspendu tous les travaux à entreprendre jusqu’à ce que la justice puisse trancher. Mais, apparemment cette décision n’est pas suivie par ceux qui tiennent à s’approprier une partie de cette concession.

 

 

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