Procès 100 jours : la décision de la Cour de cassation est « une promotion de la corruption », estime Prince Epenge

L’annulation de la condamnation de Vital Kamerhe prononcée par la Cour d’appel constitue la promotion de la corruption, a soutenu mardi 12 avril, Prince Epenge, un des communicateurs de la plateforme de l’opposition LAMUKA. Dans une déclaration faite à Radio Okapi, il estime que la décision de la Cour de cassation est « politique ». 

En effet, Vital Kamerhe, ex-directeur de cabinet du Chef de l’Etat sera à nouveau devant les juges de la Cour d'appel de Kinshasa-Gombe. Dans son arrêt rendu lundi 11 avril, la Cour de cassation a décidé d’annuler l'arrêt de la Cour d’Appel de Kinshasa ayant condamné le président de l’UNC à 13 ans des travaux forcés, évoquant des raisons de vice de procédures. 

Une décision que condamne Prince Epenge. Il est d’avis que la justice n’a pas correctement dit le droit, supputant que la décision de la Cour de cassation est un premier pas vers la l’acquittement définitif de Vital Kamerhe. 

« Nous disons que c’est du théâtre de l’union sacrée. Au Congo, la liberté provisoire est synonyme d’une liberté définitive. S’ils disent que la condamnation de Vital Kamerhe a été cassée, cela sous-entend que c’est définitif », a étayé Prince Epenge de LAMUKA. 

Il rappelle que l’organisation matérielle de ce procès a valu plus de 400 000 USD à la République, et à la fin, « tous ceux qui avaient été condamnés se font libérer ». 

« Le Président de la République avait promis un Etat de droit à la population. Mais ce que nous avons vu là, est un Etat de non-droit », se désole Prince Epenge. 

Vital Kamerhe a été condamné au premier degré à 20 ans de prison. Sa peine a été réduite à 13 ans au niveau de la cour d’appel. Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) est poursuivi come auteur intellectuel du détournement de près de 57 millions US, en complicité de Jammal Samih, un sujet libanais. Il est reproché à Jammal de n’avoir pas réalisé, ni finalisé le projet d’acquisition des maisons préfabriquées destinées au logement des militaires et de leurs dépendants au Camp Tshatshi. 

« Ces 57 millions USD auraient pu aider pour la construction des routes et des hôpitaux à Mbandaka, et même la création des emplois. Que cette somme retourne dans la caisse de l’Etat », suggère Prince Epenge. 

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