Le Potentiel : « Soutien de Kagame au M23 : plus besoin de témoins »

Revue de presse du mardi 5 juillet 2022

La situation sécuritaire dans la partie orientale de la RDC est commentée par la presse parue ce mardi.

Le bourreau de la RDC et tireur des ficelles dans la crise qui endeuille l’Est de la République est bien connu : c’est le président du Rwanda, Paul Kagame, écrit Le Potentiel.

Après avoir longtemps joué avec des circonlocutions et autres langages de bois, « l’homme fort de Kigali » se dévoile lui-même, en laissant tomber les masques. À propos du M23, afin que nul n’en ignore, Kagame relativise, en disant que ce n’est pas un groupe terroriste, mais plutôt un « groupe ethnique » qui revendique ses droits, explique le journal.

Après des crimes imprescriptibles commis sur le sol congolais par les terroristes du M23 et des milliers de morts qui s’en sont suivis, le président rwandais estime maintenant que « les problèmes dans cette région ne peuvent être résolus par la force des armes, ils nécessitent des solutions politiques », ajoute le quotidien.

Le Journal qui accorde la parole à Léon Engulu note que l’Etat doit imposer sa force. M. Engulu estime que l’Etat congolais doit se laisser aller dans les démarches improductives du type, négocier à n’en point finir avec les groupes terroristes tels que le M23 et d’autres pays envahisseurs qui le soutiennent. Cette force à sa disposition doit être utilisée pour se faire respecter et mettre hors d’état de nuire les forces négatives, au lieu de leur tendre la main en se faisant passer, à la limite, pour leur complice, conclut le tabloïd.

C’est dans ce contexte que le  Président Félix-Antoine Tshisekedi est attendu  mercredi 6 juillet à Luanda, en Angola, pour participer à un sommet sous les auspices du Président angolais, João Lourenço, président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), annonce l’Agence congolaise de presse (ACP).

Ce sommet devrait permettre de « s’occuper de tous les aspects qui peuvent contribuer, de manière cohérente, à promouvoir l’apaisement de la tension qui règne actuellement à la frontière entre les deux pays, et contribuer ainsi au renforcement de la paix dans la sous-région », explique l’agence.

Si l’ACP n’émet pas des doutes sur la participation du Chef de l’Etat congolais à ce sommet, le titre du journal L’Avenir suscite une réflexion.

« Rencontre de Luanda : Fatshi : ira, ira pas ? », titre le quotidien. Devant une opinion interne hostile et exacerbée face aux agissements du Rwanda, le tabloïd s’appuyant sur le fait qu’une équipe se trouve déjà à Luanda, conduite par le ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula, croit savoir que le Président de la République puisse rejoindre la capitale angolaise dès ce mercredi.

Lancement de l’ENAFEP

A Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, ministre de l’EPST, Tony Mwaba, va lancer, dès ce mardi 5 juillet, l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) sur l’ensemble de toute la République, annonce L’Avenir.

Il en profitera aussi pour tenir la réunion avec tous les cadres de l’EPST de la Grande Orientale afin de dresser l’état des lieux et donner les directives nécessaires pour le redressement du sous-secteur. Il sera aussi question de faire le suivi à la base de l’application de la gratuité de l’enseignement primaire et le lancement de la campagne ‘’Pas une école sans bancs’’, note le quotidien.

Dans la province du Sud-Ubangi, note Le Potentiel, le mariage précoce est la cause principale de la baisse de taux de participation des filles à l'ENAFEP.

Émile Kilpumbu, inspecteur principal de l'enseignement primaire, secondaire et technique de la province éducationnelle Sud-Ubandi1, l'a fait savoir devant la presse locale.

Il a, par la même occasion, indiqué que cette situation est aussi consécutive à l'irresponsabilité des parents, ajoute le quotidien.

« Les inspecteurs en colère, boycottent l’ENAFEP », alerte pour sa part Forum des As.

Les inspecteurs de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), par la bouche de leur syndicat, ont clairement déclaré qu’ils n’effectueront pas le déplacement pour les différents centres de passation de ce concours certificatif pour les finalistes du primaire, rapporte le journal.

Le Syndicat national des inspecteurs et des agents de l’enseignement au Congo (SYNIECO), a appelé au boycott de cet examen. Le non-paiement des primes des inspecteurs et autres intervenants pour les éditions ENAFEP 2019-2020 et 2020-2021, est la principale cause de cette décision des inspecteurs, explique le président du SYNIECO, Henri-Christian Longendja, dans les propos relayés par Forum des As.

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