Lubumbashi : marche des élèves Luisha contre l’exploitation minière à côté de leur école

Les élèves du lycée Lubusha à Luisha, à plus de 80 kilomètres de Lubumbashi, ont fait le déplacement de la capitale du cuivre pour manifester leur mécontentement à cause de l’exploitation minière qui se fait à proximité de leur école. Les manifestants estiment que leurs vies sont en danger à la suite notamment des détonations des explosifs utilisés par les entreprises minières, qui brisent leur quiétude et endommagent les bâtiments scolaires. 

Les élèves filles de cette école étaient accompagnées dans cette marche par d’autres élèves des écoles conventionnées catholiques de Lubumbashi. Elles arboraient des calicots portant des messages tels que : « Pour la cause de Luisha, nous ne nous tairons pas », « Sacrifier l’éducation au profit de l’exploitation minière est intolérable », « Non à l’analphabétisation de la jeune fille congolaise ».

Ces élèves l’ont fait savoir au vice-gouverneur du Haut-Katanga, qui a promis de transmettre leurs doléances à l’autorité provinciale pour qu’une solution idoine soit trouvée.

Les manifestants sont aussi allés déposer leur memo à l’assemblée provinciale du Haut-Katanga.  Pour les élèves, la situation de l’exploitation minière à coté de leur école devient intenable. 

« Nous sommes venues lancer un cri d’alarme. Il y a des explosifs, on (ne parvient) même pas à dormir, ni à étudier. On veut que ça puisse cesser », a témoigné l’une des manifestants.  

Le président du comité des parents d’élèves de cette d’en décolère pas. « On ne peut pas sacrifier l’éducation des enfants à cause d’une société, qui bientôt va quitter le pays. Et que va devenir notre Etat ? », s’interroge-t-il.

Monseigneur Emmanuel Mumba, chargé des actions sociales, appelle au respect du code minier : 

« Les Chinois ne cessent de nous répéter dans les négociations que la faute revient à l’Etat qui nous a vendu cette concession. Mais, cela devrait se faire dans l’ordre en respectant aussi notre code minier. Ils sont à 30 mètres du lycée. Parce que s’ils continuent à exploiter les élèves sont en danger. Donc, nous ne pouvons pas nous taire en train de regarder la situation pourrir. »

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