Les fonctionnaires pourront recevoir le salaire de mars à partir de la semaine prochaine (Nicolas Kazadi)

Le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a appelé, jeudi 11 avril, les fonctionnaires à la patience quant à la paie de leur salaire de mars.

Tout en rassurant que le processus de paie est déjà en cours, Nicolas Kazadi a expliqué son retard par les dépenses exceptionnelles liées surtout à la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

« Le premier trimestre c’est le plus difficile de l’année, sur le plan de la trésorerie et nous avons, nous en plus, connu des dépenses sécuritaires exceptionnelles en janvier et février. C’est cela qui a fait un glissement dans la paie des salaires », a-t-il fait savoir.

Ainsi, pour le mois de mars, la paie été programmée par séquence. On paiera d’abord les militaires, les policiers et les enseignants. Le reste des agents publics attendra la semaine du 15 avril.

Face à ce énième retard, le ministre des Finances a indiqué que tout est mis en œuvre pour que la situation revienne à la normale d’ici la fin du mois d’avril courant.

« Nous sommes en train d’achever la paie dans la semaine en cours. Et donc les choses vont revenir à la normale pour la fin du mois d’avril », rassure Nicolas Kazadi.

Mais des experts pensent que cette problématique relève d’une mauvaise gestion des finances publiques avec des dépenses mal hiérarchisées.

Pour Lems Kamwanya, économiste, la problématique de la régularité de la paie est une question qui relève plutôt d’une bonne gestion des finances publiques :

« Vous devez regarder les autres dépenses de fonctionnement qui ne sont pas importantes et qu’il faudrait réduire. C’est toujours dans ce sens qu’on dit qu’il faut réduire le train de vie de l’Etat par exemple, on peut suspendre certaines missions de service. On ne fait que des missions qui sont importantes. On peut aussi geler ou reporter d’autres dépenses d’investissements dès lors qu’on sait qu’il n’y aura pas d’incidence directe sur la croissance ou la vie des populations ».

Il y a aussi un ordre de priorité à établir sur quelles dépenses doivent être financées, gelées ou reportées, souligne Lems Kamwanya.

 

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