MSF alerte sur l'aggravation de la crise humanitaire en RDC

Dans son rapport annuel 2025, Médecins sans frontières (MSF) dresse le portrait d'une RDC confrontée à une accumulation de crises sécuritaires, des urgences sanitaires, de financement en baisse.

Dans l’Est du pays, par exemple, les violences continuent de faire des victimes. Sur le front sanitaire, plusieurs épidémies persistent, dont Ebola qui poursuit sa progression. 

À cela s'ajoute une réduction inquiétante des financements humanitaires, alors que les besoins ne cessent d'augmenter. Face à cette situation, MSF appelle à une mobilisation plus forte et à une réponse mieux coordonnée.

Conflits armés

La RDC fait face à une superposition de crises qui fragilise davantage des millions de personnes. C'est l'un des principaux constats du rapport annuel 2025 de Médecins sans frontières. L'organisation humanitaire revient sur une année marquée par l'intensification des conflits armés, la multiplication des urgences sanitaires et les nombreux déplacements de populations, particulièrement dans l'Est du pays. 

Pour MSF, ces défis ne doivent pas être analysés séparément. Ils s'alimentent mutuellement et compliquent davantage l'accès à l'aide humanitaire.

Ce rapport « met en lumière la convergence de plusieurs crises, et c'est ça le grand problème ici dans l'Est du Congo. Il y a les conflits, il y a les épidémies, il y a les attaques contre les soins de santé, les hôpitaux, les ambulances, et il y a aussi un élément très important qui est la réduction des financements humanitaires ».

L'organisation s'inquiète également de la pression croissante exercée sur le système de santé. Entre l'insécurité, les besoins médicaux grandissants et la baisse des ressources disponibles, les interventions deviennent de plus en plus complexes.

L'épidémie d'Ebola

Selon MSF, la maladie à virus Ebola continue de progresser, avec des milliers de cas recensés et un lourd bilan humain. Selon les équipes médicales, plusieurs obstacles freinent encore les efforts de riposte, notamment les réticences observées dans certaines communautés.

 Le document révèle qu'« on est encore loin, peut-être, de contrôler l'épidémie, d'autant plus que parmi les défis, on ne sent pas jusque-là l'engagement communautaire. Il y a beaucoup de résistance. On travaille encore pour voir dans quelle manière est-ce qu'on pourra arriver à juguler cette épidémie ».

Face à l'ampleur de ces défis, MSF plaide pour une mobilisation accrue de tous les partenaires. L'organisation estime que seule une réponse coordonnée entre autorités, acteurs humanitaires, personnel de santé et communautés locales permettra de mieux protéger les populations affectées.

Lire aussi sur radiookapi.net: