Info 27 : « Verdict reporté : cinq jours de suspense pour l’avenir de Constant Mutamba »

Revue de presse du jeudi 28 août 2025

 L’affaire Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice poursuivi pour détournement présumé est le sujet qui revient à la une des médias congolais ce jeudi. A cela s’ajoute la visite du Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés en RDC.

Alors que Kinshasa retenait son souffle mercredi 27 août, la Cour de cassation a choisi de repousser sa décision dans le procès de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice poursuivi pour détournement présumé de fonds publics, rapporte Info 27. Une simple annonce de report, justifiée par des « contraintes organisationnelles », a suffi à transformer l’attente en frustration et à décupler les tensions déjà palpables.

Dans la salle d’audience, où se côtoyaient magistrats, avocats, proches du prévenu et observateurs avides de vérité, l’impatience s’est muée en désarroi, ajoute le journal. 

La décision de report a été annoncée alors même que les juges et l'ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, n'étaient pas encore arrivés, fait remarquer 7sur7.cd.

 Ouragan précise que ce verdict est reporté au lundi 1er septembre, soit dans 5 jours. Nombreux sont ceux qui pensent que c’est la ferveur populaire acquise à la cause du prévenu qui a été à la base de cette décision, même si la Cour de cassation a notifié la défense en évoquant des contraintes organisationnelles, analyse le média.

Mediacongo.net rappelle que plusieurs tensions ont été occasionnées par les militants de la NOGEC dans certains coins de Kinshasa. Une présence policière renforcée a encadré les abords du bâtiment abritant la Cour de cassation, avec des véhicules de la police stationnés aux points d’entrée, et du personnel équipé de matériel anti-émeute, ajoute le portail.

On s'attendait à "la bombe". Elle n'a pas éclaté. Elle n'a même pas été larguée, ironise Forum des As.

Pour Eco News, ce report est perçu par beaucoup comme une capitulation temporaire face à la mobilisation massive et menaçante des partisans de l’accusé, qui campaient aux portes du tribunal. La justice et la rue sont désormais engagées dans un bras de fer dont l’issue, incertaine, se jouera lundi, selon le portail.

Entre soupçons de manœuvres politiques, accusations de complot et climat de tension marqué par une mobilisation populaire sans précédent, analyse Le Potentiel, cette affaire dépasse désormais le simple cadre judiciaire pour devenir un révélateur des rapports de force et des contradictions qui traversent le pouvoir congolais.

Tandis que certains dénoncent un dossier « monté de toutes pièces » pour écarter un acteur politique en pleine ascension, poursuit le quotidien, d’autres voient dans ce procès un test crucial pour la crédibilité de l’appareil judiciaire et sa capacité à dire le droit sans céder à la pression.

Constant Mutamba poursuivi pour le détournement présumé de 19 millions USD dans le cadre de projet de construction d'une prison centrale à Kisangani, va encore attendre quelques jours avant de connaître son sort, rappelle Actualite.cd.

Filippo Grandi en visite en RDC

Dans un autre registre, 7sur7.cd rapporte que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a échangé mardi 26 août à Kinshasa, avec le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, en visite officielle en RDC, sur la mise en œuvre des engagements issus de l’Accord de paix de Washington et de la Déclaration de principes de Doha, ainsi que la préparation de la Conférence internationale sur la paix prévue en octobre à Paris.

Le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés a rappelé que les déplacés et réfugiés doivent être considérés avant tout comme une urgence humaine et non comme un levier des rivalités régionales, indique Info 27. Dans un pays qui abrite plus de 500 000 réfugiés et compte près de 6 millions de déplacés internes, détaille le tabloïd, cet appel sonne comme une exigence de lucidité et de responsabilité. 

Commissaire de l'ONU visait à attirer l'attention sur les crises humanitaires persistantes dans la région des Grands Lacs et à promouvoir des solutions durables notamment le retour volontaire, la réintégration et l'inclusion des réfugiés et déplacés internes, rappelle Forum des As.