
Le ministre congolais de la Coopération régionale, Floribert Anzuluni, a salué la signature du protocole de Kinshasa, basé sur la non-agression et la défense mutuelle entre les pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). La signature est intervenue lors du 9ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CIRGL, qui s’est clôturé le 15 novembre à Kinshasa.
Lors d’un briefing de presse coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le lundi 17 novembre, Floribert Anzuluni a souligné qu’il s’agit de la première fois qu’il est affirmé clairement que la RDC fait face à une agression.
Il a regretté l’absence du Rwanda à cette rencontre, estimant que cette attitude met en lumière les exactions commises dans l’Est du pays.
« Il y a eu une déclaration validée par tous les pays présents ou représentés. Onze des douze États membres étaient là. L’un des protocoles essentiels pour la RDC, validé par tous, est celui de la non-agression et de la défense mutuelle », a expliqué M. Anzuluni.
Selon le ministre congolais de la Coopération régionale, la déclaration appelle les États membres à :
soutenir les processus de paix en RDC,
exiger le retrait immédiat des troupes du pays agresseur du territoire congolais.
Référence aux Nations Unies
Le ministre a rappelé que ce protocole s’appuie également sur la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, renforçant ainsi la légitimité de la démarche.
Floribert Anzuluni a conclu en affirmant que la CIRGL offre désormais une plateforme permettant de poursuivre le dialogue et de s’assurer que les engagements pris soient respectés par tous les pays membres, y compris ceux qui ne les appliquent pas encore.






