La société civile fustige l’inertie des autorités face à la montée de l’insécurité à Watsa

La société civile du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, dénonce l’inertie des autorités provinciales face à l’insécurité chronique qui sévit dans cette entité.

Cette réaction intervient trois jours après l’attaque menée par des hommes armés contre des orpailleurs et des négociants, au cours de laquelle plusieurs biens de la population ont été pillés.

Une personne a succombé à ses blessures, tandis que six autres sont actuellement hospitalisées.

Selon la société civile locale, l’insécurité est devenue récurrente dans les carrières minières du territoire de Watsa. Malgré les multiples cris d’alarme de la population, la situation demeure inchangée.

« Nous ne savons plus quoi dire. Nous avons déjà sollicité la mutation de ces commandants qui sont ici depuis trop longtemps et qui se comportent comme des chefs coutumiers. Rien n’a été fait, alors qu’ailleurs cela est possible. Pourquoi refuse-t-on de déplacer ceux de Watsa-Durba ? Le taux d’insécurité a terriblement augmenté », a fustigé Jean-Pierre Atsidri, président de la société civile de Watsa.

La colère de cette structure citoyenne s’explique par le fait que les militaires n’ont pas réagi lors de l’incursion d’hommes armés survenue mardi dernier dans une carrière située pourtant à proximité de leur position.

Selon des témoins, les assaillants ont opéré calmement de 1 heure à 3 heures du matin.

Au cours de ces incidents, une personne a été tuée par balles, six autres blessées, et plusieurs biens appartenant à la population ont été emportés.

Contacté, le porte-parole du gouvernement provincial du Haut-Uele, Emmanuel Arama, a indiqué qu’il se prononcera après la publication du rapport y afférent par le ministre provincial de l’Intérieur.

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