
La Coalition C64 a déclaré ce jeudi 9 juillet à Kinshasa qu’elle ne suspendra ses actions citoyennes ni ne participera à un dialogue politique crédible qu’à la condition que le Président de la République renonce publiquement et définitivement à son projet de révision de la Constitution.
La coalition estime que le projet de changement de Constitution divise la nation. Elle considère que la résolution de la crise congolaise passe avant tout par :
- Le dialogue politique,
- Le renforcement de la cohésion nationale.
Jean‑Marc Kabund, parlant au nom de la C64, a affirmé :
« La guerre n’est pas la cause de la crise congolaise, elle en est la conséquence la plus tragique. La crise est systémique : militaire, sécuritaire, de gouvernance, de légitimité des institutions et constitutionnelle ».
Lors des échanges avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, ce dernier a encouragé les autorités congolaises à privilégier le dialogue politique et la cohésion nationale. Il a souhaité recueillir la position de la C64 sur les perspectives d’un dialogue.
La C64 a rappelé que les initiatives précédentes (Nairobi, Luanda, Doha, Washington) ont échoué car elles ont principalement abordé les dimensions militaires et diplomatiques sans traiter les causes politiques et institutionnelles.
La coalition insiste sur la nécessité de renoncer au projet constitutionnel pour ouvrir la voie à un dialogue inclusif.
Elle considère que la crise actuelle est multidimensionnelle et ne peut être réduite au seul conflit armé dans l’Est.






