
L’Intersyndicale du secteur de la santé a déposé, mercredi 30 septembre à Kinshasa, un préavis de grève de sept jours adressé au Gouvernement. Dans une déclaration lue devant la presse, le syndicat dénonce le non-respect des engagements souscrits par l’exécutif national et menace de paralyser le secteur de la santé publique en l'absence de solutions aux revendications sociales des agents.
Revendications barémiques, primes de risque et statut des agents
Les griefs du personnel de santé portent sur des arriérés salariaux et administratifs accumulés.
Selon le coordonnateur de l’Intersyndicale, Jean-Fidèle Boyoo, le dossier exige une prise en charge urgente de plusieurs points clés :
« Si le vice-Premier ministre de la Fonction publique, celui qui représente le Gouvernement par rapport à notre cause, ne parvient pas à trouver des réponses favorables, les agents et cadres du secteur de santé vont aller en grève. Les points saillants de leur colère sont : l’admission sous statut, la promotion en grade, la mécanisation au salaire de base, l’alignement à la prime de risque professionnelle, le réajustement barémique, le paiement des arriérés de primes de risque ».
Couverture santé universelle et contrôle des effectifs
Outre les ajustements salariaux, le syndicat exige l’implication des organisations syndicales dans les activités de la Couverture santé universelle (CSU).
Il demande également la mise en œuvre des mécanismes prévus dans le cadre du Fonds de promotion de la santé ainsi que l’organisation de contrôles physiques des effectifs, conformément aux précédents accords conclus avec les autorités provinciales et nationales.







