Les malades se font soigner de moins en moins à l’hôpital de Mashala, situé en territoire de Dimbelenge au Kasaï-Occidental. Cette structure médicale est dépourvue de médicaments et du matériel de soins. La semaine dernière, une délégation de la Monuc/Kananga et des partenaires de la santé a fait ce constat dans ce territoire presque déserté par sa population consécutivement à un conflit foncier.
La moyenne de patients à l’hôpital de Mashala est passée de 260 à 180 personnes, rapportent les membres de la délégation conjointe de retour à Kananga. Outre le manque de médicaments, la maternité est dépourvue de matelas.
Les responsables de cette structure sollicitent une assistance pour sauver cet hôpital.
En priorité, l’hôpital de Mashala a besoin de médicaments contre le paludisme et la fièvre typhoïde.
Le médecin directeur de cette formation médicale constate par exemple que les blessés de derniers conflits fonciers, n’ont jamais reçu de sérum antitétanique.
Il a aussi déploré l’insolvabilité des autorités. D’après lui, les personnes blessées lors des précédents conflits fonciers sont soignées gratuitement dans son institution, sur recommandation des autorités. Mais ces dernières n’honorent jamais leurs factures.
Par ailleurs, la directrice du nursing, Jacquie Osokondo souhaite une sensibilisation de la population sur la planification familiale et la lutte contre le mariage précoce.
Selon elle, certaines filles de Mashala deviennent mères à partir de 15 ans. Ces grossesses précoces sont à l’origine d’une moyenne de dix cas de naissance par césarienne le mois.






