RDC: la CPI lance un nouveau mandat d’arrêt contre Bosco Ntaganda

Le général des FARDC, Bosco Ntaganda (Photo d’archives)

La Cour pénale internationale (CPI) a lancé vendredi 13 juillet un deuxième mandat d’arrêt contre l’ancien général congolais Bosco Ntaganda. Selon le chargé de communication de la CPI à Kinshasa, la cour le poursuit pour trois chefs de crimes contre l’humanité, principalement le meurtre, le viol et l’esclavage sexuel ainsi que la persécution.

« Selon le mandat d’arrêt, Monsieur Ntaganda aurait aussi engagé sa responsabilité pénale et individuelle pour quatre autres chefs de crimes de guerre, consistant en meurtres, attaques contre les populations civiles, aux viols et esclavages sexuels, ainsi que pillages », a affirmé Paul Madidi, chargé de communication de la CPI à Kinshasa.

Le porte-parole de la CPI a tenu à rappeler que «la prérogative d’arrêter un suspect ne revient pas à la Cour pénale internationale, mais plutôt à l’Etat parti».

«En l’occurrence, [il appartient] à la RDC de l’arrêter et l’amener devant la Cour pénale internationale pour qu’il soit jugé», a-t-il souligné.

De son côté, Kinshasa a toujours refusé de livrer Bosco Ntaganga à la CPI, disant vouloir donner sa chance au processus de paix mené dans le cadre de l’accord conclu avec le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dont est issu ce général déchu.

La donne a pourtant changé depuis que ce dernier est entré en dissidence en avril dernier. Le gouvernement congolais a alors affirmé vouloir le juger devant des juridictions nationales pour sa « responsabilité » dans les combats qui ont commencé le 29 avril au Nord-Kivu entre soldats loyalistes et mutins ex-CNDP, intégrés dans l’armée en 2009 après un accord de paix.

L’ancien procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, avait annoncé lundi 14 mai une extension du mandat d’arrêt lancé contre Bosco Ntaganda, déjà inculpé par la CPI depuis 2006 pour enrôlement d’enfants soldats entre 2002 et 2003, en Ituri.

Bosco Ntaganda faisait alors partie de l’Union des Patriotes Congolais, une milice de l’ancien chef de guerre Thomas Lubanga, lui-même condamné par la CPI à 14 années de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Sur demande du procureur de la Cour, la chambre préliminaire II de la CPI a délivré le même vendredi un mandat d’arrêt contre le chef des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura, pour des crimes de guerre qu’il aurait commis dans les Kivu.

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