Les chefs d’Etat des Grands Lacs appellent à une conclusion rapide des pourparlers de Kampala

De gauche à droite: Les présidents du Rwanda Paul Kagame, de la Tanzanie Jakaya Kikwete, de l’Ouganda Yoweri Museveni et de la RDC Joseph Kabila à l’ouverture du sommet des chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs à Kampala, le 7 août 2012. Photo Droits tiers.

Réunis en sommet extraordinaire à Nairobi au Kenya le mercredi 31 juillet dernier, les chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont plaidé pour une « conclusion rapide » des pourparlers de Kampala entre le gouvernement congolais et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Ces discussions qui ont débuté depuis le début du mois de décembre 2012 sont au point mort depuis plusieurs mois.

La rébellion du M23 dont la scission avait conduit à un arrêt des négociations a annoncé son retour à la table de négociation en juin dernier. Mais les pourparlers n’ont toujours pas repris.

Dans le communiqué publié à la clôture de leur sommet, les chefs d’Etat des Grands Lacs ont également demandé au comité des chefs d’Etat-major de la région de rencontrer le commandement de la Force de la Monusco et de la Brigade d’Intervention, afin d’établir un lien entre cette brigade et le Mécanisme de sécurité de la CIRGL.

La brigade d’intervention de la Monusco a été créée par le Conseil de sécurité des Nations unies en mars dernier. Disposant d’un mandat offensif, elle est chargée de neutraliser les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC. Près des deux tiers des troupes qui doivent la constituer- soit près de 2 000 militaires- sont déjà à Goma.

Les chefs d’Etat de la CIRGL exhortent les Etats contributeurs à cette brigade à accélérer le déploiement de cette force « afin qu’elle soit pleinement opérationnelle dans les meilleurs délais possibles et au plus tard à la date du 1er septembre 2013 ».

Ils lancent également un appel à tous les Etats membres de la CIRGL « à respecter le Protocole de non-agression et de défense mutuelle, en particulier à ne pas soutenir les groupes armés illégaux opérant dans le territoire de chacun des autres membres ».

Les chefs d’Etat encouragent le gouvernement du Rwanda et de la RDC à poursuivre les discussions bilatérales. Kigali est accusé de soutenir la rébellion du M23 qui sévit dans l’Est de la RDC depuis le mois de mai 2012. Ces rebelles ont à nouveau attaqué des positions des FARDC au Nord de la ville de Goma à la mi-juillet.

Après ces combats, les Etats-Unis ont appelé le Rwanda à stopper son soutien aux rebelles du M23, estimant avoir les preuves de l’implication de responsables militaires rwandais.

La veille de cet appel, Human Rights Watch a publié un rapport accusant les rebelles du M23 de mener des dizaines d’exécutions sommaires, de violer de nombreuses femmes et de recruter de force des enfants avec le soutien du Rwanda voisin.

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