Nord-Kivu : 11 ONG déplorent les violations des droits de l’homme à Pinga

Des déplacés fuyant des affrontements dans l’Est de la RDC (Juillet 2012)

Onze organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme du territoire de Walikale déplorent l’aggravation des  violations des droits de l’homme à Pinga à la suite d’affrontements entre deux milices. Elles exigent l’intervention des autorités congolaises et de la communauté internationale pour venir en aide aux milliers de personnes en proie aux combats qui opposent dans cette cité des combattants du groupe Maï-Maï Tcheka et de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) du chef de guerre Janvier Kalahiri.

Ces organisations font notamment état des viols  des femmes et des filles ainsi que des cas  de tortures et de mutilations.

Les combats entre les deux milices, indiquent en outre ces ONG, ont poussé plusieurs familles à trouver refuge dans d’autres localités. Les infrastructures ont aussi fait les frais de ces affrontements. La plupart des  structures  sociales et sanitaires à Pinga ont été détruites ou incendiées par les combattants.

Les conducteurs refuseraient également d’emprunter plusieurs axes routiers  menant à Pinga à cause de l’insécurité. Ce qui rendrait difficile les échanges commerciaux avec les autres parties du territoire.

Les onze organisations humanitaires et des droits de l’homme réclament la restauration de l’autorité de l’Etat dans cette partie du Nord-Kivu à Pinga pour mettre fin aux exactions commises contre les populations civiles.

MSF/Hollande a récemment suspendu ses activités à Pinga. Le personnel local de cette ONG a été évacué sur Goma. L’organisation a expliqué que cette décision faisait suite aux menaces proférées contre son personnel.

Depuis le début de l’année, les combattants de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain et ceux du chef Maï-Maï Tcheka se sont souvent affrontés à Pinga.

Après leurs derniers affrontements du 5 août dernier, les habitants de la cité et des localités environnantes vivent dans la peur d’une éventuelle reprise des hostilités.

Lire aussi sur radiookapi.net: