Dépêche.cd : « RDC-Armée : Kabila fait le ménage, restructure et nomme »

Revue de presse du lundi 16 juillet 2018.
 
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont un nouveau leadership. Le chef d’état-major, le général Didier Etumba a été remplacé par le lieutenant-général Mbala Musense Célestin, rapporte Dépêche.cd.

Ce site d’informations ajoute qu’aussitôt mis à la retraite, Didier Etumba a été nommé conseiller militaire du chef de l’État. Il remplace à ce poste le général François Olenga qui a été nommé chargé des missions au cabinet du président de la République.
 
« Qui est le nouveau numéro un de l’armée congolaise ? », s’interroge Cas-info.ca.

Le média en ligne fait parler l’analyste des questions militaires Jean-Jacques Wondo qui brosse en quelques lignes le portrait du nouveau patron de l’armée de la RDC : « le nouveau chef d’État-major des FARDC est un mélange du Kasaï-Oriental et du Katanga, lui qui est de la tribu Bayovira [du Katanga] et de mère luba de Mbuji-Mayi ».

Il est l’un des militaires influents bénéficiant de la confiance du Président de la République. Célestin Mbala a longtemps occupé les fonctions de chef d’État-major particulier du chef de l’État qu’il a continué à cumuler avec celles de chef d’État-major de l’administration militaire avant la restructuration de l’armée en 2014. Après cette opération, Mbala a été dégradé au poste de numéro deux de l’État-major général chargé de l’administration. Jusqu’à son élévation à la tête de l’armée ce samedi 14 juillet 2018, révèle Cas-info.ca
 
Joseph Kabila a aussi nommé le général John Numbi au poste d’Inspecteur général des FARDC, renchérit Times.cd.

Cet officier supérieur fait donc son grand retour aux affaires depuis sa suspension, en 2010, à la suite de l’enquête initiée sur l’assassinat de l’ancien directeur de la Voix des sans voix, Floribert Chebeya. Il occupait, au moment des faits, les fonctions d’Inspecteur général de la Police nationale congolaise (PNC), rappelle le média en ligne.
 
Actualité.cd se remémore que par une ordonnance présidentielle le 6 juin 2017, John Numbi, avait été élevé au titre honorifique de « Grand officier » de l’ordre des héros nationaux Kabila-Lumumba reconnaissant ses « mérites et services loyaux rendus à la nation » au sein de la PNC.

La nouvelle avait provoqué des vives réactions auprès de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme. Pour Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, ce titre honorifique était une « insulte aux victimes », ajoute ce site d’informations.
 
Forum des As fait plutôt échos de la satisfaction de l’armée et de la police après la nomination de John Numbi.

D’après ce journal, plusieurs raisons justifient ce sentiment de joie, observé dans les milieux des hommes en uniforme. On renseigne, premièrement, que le Général John Numbi avait marqué par un sceau-de-Salomon, son passage aux Forces aériennes. Les échos venus des FARDC précisent que c’est lui qui avait modernisé et dynamisé les forces de ce corps de l’Armée nationale, tant sur le plan technique que professionnel. Autant on reconnait l’arbre par ses fruits, autant la présence du Général John Numbi à la tête des Forces aériennes a été appréciée à l’aune des résultats jugés satisfaisants, poursuit le tabloïd, qui peint le même tableau reluisant de Numbi à la police.
 
« Ces mises en place au sein de l’armée sont-elles les grandes décisions annoncées par Kabila? », s’interroge pour sa part, Capsud.net

« Comment un président fin mandat peut-il nommer dans la hiérarchie militaire à 5 mois de son départ ? », poursuit ce media qui décèle tout de suite une « anguille sous roche » et suppute : « Le président ne préparerait-il pas son maintien au pouvoir envers et contre tous? Quand on sait que les généraux Numbi, Amisi et Delphin Kayimbi font partie de son pré carré ».
 
Pour ce média en ligne, ces nominations prouvent que le nouveau président élu devra faire avec un état-major pro-Kabila. Secundo, Kabila prépare l’après élection en nommant ses proches au pouvoir.
 
A quelques jours du dépôt des candidatures à la présidentielle du 23 décembre  2018 et, surtout, dans un environnement politique caractérisé par des menaces de tous ordres, y compris l’ultimatum du CLC dont l’expiration est fixée au 8 août prochain, cette nouvelle série de nominations est perçue comme un signe avant-coureur de la hargne avec laquelle le Chef de l’Etat tient au respect, à la fois, de la souveraineté du pays qui, normalement, transite par l’intégrité du territoire et l’intangibilité des frontières, analyse La Prospérité.

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