
Revue de presse kinoise du vendredi 2 janvier 2026.
La plupart des journaux parus ce vendredi à Kinshasa reviennent sur la dénonciation du gouvernement congolais à la suite de la poursuite de l’occupation rwandaise dans l’Est du pays.
Nous commençons avec Infos 27, qui reprend un communiqué rendu public mercredi 31 décembre à Kinshasa. Dans ce document, le gouvernement de la République démocratique du Congo dénonce « avec la plus grande fermeté » la poursuite de l’occupation illégale de son territoire par les forces rwandaises, ainsi que « l’extension délibérée et continue » des zones sous contrôle étranger dans l’Est du pays. En ligne de mire, souligne ce quotidien, figure la région d’Uvira et ses environs, où Kinshasa affirme constater une progression caractérisée vers le sud. Le communiqué, diffusé par le ministère de la Communication et des Médias, ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Selon ce tabloïd, le gouvernement qualifie ces faits d’« agression manifeste contre la souveraineté nationale », de « violation grave et répétée du droit international » et de « mépris assumé des engagements régionaux et internationaux ». En toile de fond, une accusation frontale contre le Rwanda, dont les autorités sont mises en cause pour une escalade militaire jugée incompatible avec les discours officiels de désescalade.
Selon le même communiqué, consulté par l’Agence congolaise de presse (ACP), le gouvernement de la République démocratique du Congo qualifie ces actes d’agression manifeste. Cette agence précise que le gouvernement accuse les forces rwandaises de mener une extension délibérée et continue des zones occupées, notamment autour d’Uvira, avec une progression caractérisée vers le sud. Ces actions, affirme Kinshasa, traduisent un mépris assumé des engagements régionaux et internationaux, tout en rejetant les déclarations de Kigali faisant état d’un retrait de ses troupes. Le document rappelle que « les opérations des forces rwandaises dans l’Est de la République démocratique du Congo ont fait plus de 1 500 morts civils depuis le début du mois de décembre ».
Selon fntv.cd, le gouvernement de la RDC affirme que trois nouveaux bataillons rwandais ont récemment été déployés dans les hauts plateaux des territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga. Ces unités, note ce site d’information, opéreraient sous couvert du groupe armé Twirwaneho, une stratégie destinée à masquer leur identité et à brouiller les responsabilités sur le terrain. Ce portail révèle que les autorités congolaises évoquent une manœuvre militaire planifiée visant à consolider une avancée vers le sud du pays. Fntv.cd ajoute que cette nouvelle alerte intervient dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu, marqué par des affrontements armés qui se multiplient, notamment avec l’usage de drones kamikazes et une violence persistante contre les populations civiles.
Dans un message de fin d’année au ton grave mais résolument engagé, rapporte lepotentiel.cd, Eugène Diomi Ndongala dresse un bilan sévère de l’année 2025, marquée par l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC et par de profondes failles de gouvernance. Entre dénonciation de l’agression extérieure, autocritique sur les dysfonctionnements internes de l’État et appel à l’unité nationale, cet acteur politique invite les Congolais à faire de 2026 l’année du sursaut, de la réforme profonde de l’État et de la reconquête de la souveraineté nationale.







